La Fauconnerie : un mode de chasse en phase avec notre époque

Gestion des ressources cynégétiques, bien-être animal, biodiversité, sauvegarde des biotopes, … toutes les formes de chasse évoluent aujourd’hui vers davantage d’authenticité et d’intégration dans le milieu naturel. La fauconnerie est, de par sa nature même, un mode de chasse respectueux de l’environnement et des écosystèmes. La Fédération Française de Fauconnerie vous propose dans une série d’articles, de découvrir les aspects traditionnels et modernes de la Fauconnerie.

La fauconnerie, une chasse et un art.

Pour le grand public le mot fauconnerie est devenu générique. Il recouvre les activités de la chasse au vol proprement dite, la volerie (spectacle), l’effarouchement pour la gestion des risques aviaires, mais pour les fauconniers, le terme « fauconnerie » est exclusivement dédié à la pratique de la chasse au vol.

Cet art séculaire est représenté en France par environ 800 fauconniers dont 300 le pratiquent assidument. Aujourd’hui, la quasi totalité des rapaces de fauconnerie proviennent d’élevage.

Issue de dizaines de générations de chasseurs, la fauconnerie a son propre langage, à commencer par les « identités ».  A chaque propriétaire de rapaces lui est attribué un nom spécifique selon l’espèce d’oiseau qu’il vole : Butéonier (Buse de harris), autoursier (autour des palombes), fauconnier (faucons), esparvier (épervier), aiglier (aigles)…

Chaque type d’oiseaux est employé selon ses capacités naturelles qui amènent à 2 modes de chasse : le Haut vol et le Bas vol.

Le haut vol.

Plus de Photos et video sur https://www.federationfrancaisedefauconnerie.fr ou page facebook : @FederationFrancaiseFauconnerie

L’équipage réunit 3 protagonistes, le faucon, le chien et le fauconnier. Sur le terrain, le fauconnier déchaperonne (retire le chaperon qui lui couvre la vue) son faucon. L’oiseau est mis sur l’aile et prend son essor, recherche des courants thermiques pour s’élever dans le ciel au-dessus du fauconnier. Après le positionnement du faucon, le chien quête les émanations et se fige à l’arrêt.  Le faucon se centre alors au-dessus d’eux, le fauconnier fait couler son chien pour faire envoler le gibier. Dès l’envol, du gibier le faucon fond sur sa proie qu’il lie (attrape) ou qu’il buffète (percute), moment où les vitesses extrêmes laissent entendre le sifflement de l’air des ailes du faucon. Frisson garanti ! Cette  scène mythique vient récompenser des heures d’affaitage (dressage) et d’entrainement, au prix le plus souvent de sacrifices personnels car la fauconnerie est un art exigeant qui demande un engagement fort. Pour le haut vol, les faucons sont les maîtres du ciel. Toutefois, selon les pays, les territoires de chasse ou les proies choisies ; on peut aussi bien chasser en vol à vue (poursuite) avec un faucon ou chasser avec une buse de Harris en la faisant prendre son essor (monter). Ces dernières déclinaisons de la chasse au vol sont pratiquées depuis peu d’années. Elle apporte un nouveau regard sur la manière dont chassent nos oiseaux et sur les méthodes d’affaitage.

Chasse de la Bécasse à l’autour des palombes !

Lanvellec. Durant ce week-end a eu lieu, pour la première fois, une chasse à l’autour des palombes, sur bécasses des bois.
Elle a été possible grâce à de la rencontre de fauconniers, et d’éleveurs de pointer anglais, spécialisés dans la chasse de la bécasse des bois.Camille Vieilleville, fauconnier d’effarouchement, et son époux, Pierre Viellevile, tous deux éleveurs de pointers anglais à Lanvellec ; Giancarlo Pirotta, autoursier italien, l’un des meilleurs en Europe ; Hervé Billaud, autoursier, et Alexis Sahoune, fauconnier de l’équipage du Mont-des-Alouettes, de Vendée, y ont pris part.

L’idée a germé dans la tête d’Hervé et Camille lors d’une une partie de chasse, à Erdeven, en 2013. « La chasse de la bécasse aux rapaces est une activité très peu répandue, car il faut disposer d’un oiseau accompagné d’un chien, tous deux adaptés à ce genre de chasse », note Camille, passionnée de rapaces.

Elle s’est lancée, il y a plus de dix ans, dans la grande aventure de la fauconnerie. « J’ai eu beaucoup de chances de pouvoir compter sur l’ouverture d’esprit du président de la société de chasse de Plounérin, Pierre Henry, car il est aussi un bécassier passionné ».

L’art de la fauconnerie

La fauconnerie est l’art de capturer un gibier dans son milieu naturel, à l’aide d’un oiseau de proie affété (dressé). Cet art très ancien est pratiqué dans plus d’une quarantaine de pays, et a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, le 16 novembre 2010, puis avec de nouveaux pays, en 2012.

L’autourier vient de celui qui chasse avec un autour, des palombes. « Cela fait plusieurs mois que je prépare ce moment », fait part Giancarlo Pirotta, fauconnier et fabricant d’articles de fauconnerie depuis 1974, à Rome. Dans ce domaine, il s’est taillé une réputation européenne, et dans le monde arabe. Avant de rentrer en Italie, il passera quelques jours de chasse à l’autour avec ses amis vendéens, au Mont-des-Alouettes.

 

Source : ouest-france

La chasse du lièvre avec une Buse de Harris

La chasse du lièvre avec une Buse de Harris

Chasse au vol dans les Yvelines avec la FICIF et l’ONF.
Pratique de l’autourserie dans les plaines de Versailles sur petit gibier. Utilisation d’autour des palombes et de buses de Harris.