Bretagne, la chasse du choucas repart de plus belle

Les autorités préfectorales autorisent la destruction de 1 800, 8 000 et 16 000 choucas des tours dans le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère. En effet, ce corvidé, souvent confondu avec la corneille noire et le corbeau, engendre de nombreux dégâts agricoles.

Le choucas des tours, une espèce protégée

Le choucas des tours est une espèce protégée, espèce protégée depuis 2009, provoquent de plus en plus de dégâts sur cultures, notamment en Bretagne. Comme beaucoup, elle pullule et voit ses populations augmenter sans cesse. Faute de prédateur, le choucas à aujourd’hui des populations stables. Cependant, lorsqu’une colonie s’installe à proximité d’un champ, celui-ci est dévasté. Ce corvidé est particulièrement friand des graines tout juste plantées et de jeunes pouces. L’une des solutions envisageables afin de les éloigner des cultures, est la mise en place de systèmes d’effarouchement. Cependant, ils ne garantissent pas l’indemnité des champs. Pour rappel, en 2019, le montant total des dégâts estimés sur les parcelles agricoles s’élevait pour le Finistère et les Côtes-d’Armor à plus de 1,4 million d’euros. Dont 80 % causés uniquement par les corvidés. Le Morbihan voit également ces dégâts croître très fortement avec près de 500 000 €. Des chiffres trop importants et pas anodins.

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Le choucas des tours, responsable des dégâts agricoles

Dans les champs bretons, les choucas détruisent les semis, provoquant la colère des agriculteurs, qui estiment que cette espèce a proliféré depuis sa protection, il y a dix ans. Ainsi, ce sont plus de 25 000 choucas des tours autorisés à la destruction. Dans les départements du Morbihan, des Côtes-d’Armor et du Finistère. Ces décisions font suite à de nouveaux arrêtés préfectoraux, pris en avril. « Souvent, ce sont les agriculteurs bio qui en sont les premières victimes. Leurs plantes sont plus lentes à lever et ne comportent pas d’insecticides« , souligne un représentant de la préfecture du Morbihan.

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