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En Dordogne, opération communication

La communication a toujours été le parent pauvre du monde cynégétique. Certains médias spécialisés comme J’aime la chasse existent mais la communication institutionnelle avait des progrès à faire. Certaines fédérations, à l’image de la FNC ont pris la mesure de ces lacunes. En Dordogne, la fédération départementale des chasseurs a décidé de lancer une campagne afin d’informer et de sensibiliser le grand public sur les bienfaits de la chasse.

Une campagne de communication par an

Alors que la communication bat son plein dans le monde cynégétique, la FDC de Dordogne a lancé à son tour sa campagne annuelle. Le président de la fédération, Michel Amblard insiste sur le fait que cette campagne n’est pas une réponse à celle lancée par la Fondation Bardot.

Depuis plusieurs jours maintenant, les Périgourdins peuvent découvrir des affiches mises en place par la fédération départementale des chasseurs. Cette année, la thématique choisie porte sur les dégâts liés au grand gibier. En effet, la FDC24 est une fédération qui communique, « nous faisons une campagne promotionnelle par an. La précédente portait sur le permis à 0 euro. Les affiches de cette année sont commandées depuis longtemps », souligne Michel Amblard.

Ainsi, l’affiche montre un sanglier et un champ ravagé par le suidé avec comme slogan « Un monde sans chasse, prolifération, dégâts ». Le président de la fédération explique « Le but est de montrer ce qu’il se passerait si on laissait proliférer plus de 35 000 grands gibiers dans le département ». Dans un département agricole cette campagne présente tous les atouts pour sensibiliser et éclairer sur le rôle du chasseur.

Image issue du journal Sud Ouest

La communication fer de lance du XXIe siècle

La chasse a besoin de communiquer sur son activité. Comme le rappelle le sondage commandé par la fédération nationale des chasseurs « la pratique de la chasse souffre toutefois d’une large méconnaissance au sein de la population française, en effet à peine un tiers des personnes interrogées (34%) s’estiment bien informées sur la chasse, révélant une importante marge de progrès sur ce point« . La communication est donc un des principaux enjeux du chasseur moderne.

Espérons que le message passe et que les instances cynégétiques répondent aux attentes des Français qui estiment pour une large majorité (88 %) « que les chasseurs doivent mieux informer les habitants en période de chasse et qu’ils devraient communiquer davantage sur leurs actions et pratiques (74 %) ».

Trois étudiants veulent changer l’image de la chasse.

A Boucagnères, dans le Gers, trois étudiants en BTS agronomie production végétale organisent une matinée de découverte de la chasse et de ses pratiques. Ces étudiants du Lycée Beaulieu-Lacavant souhaitent donner à la chasse une image positive. Rendez-vous le 16 mars prochain.

La chasse, victime de sa non-communication.

Benjamin, Léa et Léo, étudiants en BTS agronomie production végétale, organisent une matinée de découverte de la chasse, le 16 mars à Boucagnères. Benjamin explique, « On se rend compte qu’il y a de la discrimination envers la chasse. On a envie que les jeunes, plutôt que d’écouter leurs parents ou les réseaux sociaux, se fassent leur propre idée sur ce loisir« .

Ainsi, les trois passionnés tentent de changer l’image de leur passion en profitant d’une matière enseignée dans leur cursus. En effet, les trois futurs diplômés devront présenter un projet d’initiative et de communication. Le sujet a été tout trouvé et rencontre aujourd’hui un franc succès « On a tiré au sort 15 élèves de seconde parmi les 20 à 23 personnes intéressées par la journée » raconte Benjamin au quotidien La Dépêche.

Étudiants et fédération main dans la main.

Le trio de passionnés a trouvé du soutien auprès de la fédération départementale des chasseurs du Gers ; ils se sont donc associé pour ce projet innovant. « Deux techniciens vont venir discuter de leur métier. Ils vont expliquer le maniement des armes, montrer comment les monter et les démonter. Il y aura des tirs à blanc. Ça va parler de sécurité. » explique l’étudiant.

Pratiquant des chasses totalement différentes, les trois étudiants évoqueront leurs spécialités. Léo chasse le gibier migrateur au chien d’arrêt, Benjamin chasse le gibier d’eau, Léa, quant à elle, est président de la société de chasse d’Obessan et parlera des battues. Le but de cette journée et de sensibiliser, communiquer et partager sur la pratique de la chasse ; à l’issue de celle-ci, s’ils sont intéressés, les participants pourront s’inscrire afin de passer le fameux examen. Une belle initiative saluée par la rédaction. Communiquer est essentiel pour faire comprendre notre passion.

Un dimanche à la chasse, une opération de partage et de communication

Ce dimanche 18 octobre c’est l’opération  » Un dimanche à la chasse ». Cette opération nationale relayée par une grande partie des fédérations départementales des chasseurs a pour principe de proposer aux non-chasseurs qui le souhaitent, de découvrir, en immersion totale le monde la chasse durant la journée. Cette initiative ouvre les portes des sociétés de chasse afin de « chasser » les idées reçues sur cette activité.

Un enjeu de communication.

Les chasseurs appréhendent mieux aujourd’hui les enjeux dans la société actuelle. Ils ont toujours prôné la cohabitation, le partage et le respect entre les différents acteurs et utilisateurs de la nature. Cette initiative d’accueillir des non-chasseurs, le temps d’une journée de chasse et de partager avec eux l’ensemble de ces moments est une idée qui fait de plus en plus d’adeptes chez les chasseurs.

Cette année, l’opération s’est déroulée le dimanche 18 octobre. Cette journée, de partage, de respect, de convivialité a permis à bon nombre de non-chasseurs de découvrir cette activité et de « chasser les idées reçues ». Durant cette opération les participants peuvent découvrir les valeurs et le fonctionnement de différentes pratiques de chasse, en battue, à l’approche, ou au chien d’arrêt.

De nombreux non-chasseurs en Haute-Savoie

Dimanche matin, dans le département de la Haute-Savoie, 200 non-chasseurs ont été accueillis par les instances cynégétiques départementales afin de faire découvrir la pratique de la chasse et ses valeurs.

En Isère, la FDCI est fière de communiquer sur la réussite de l’opération par le biais de sa page Facebook. Cette réussite s’inscrit dans la durée et offre la possibilité à beaucoup de monde de découvrir et se renseigner sur la pratique de la chasse.

Manon chasse aussi les clichés.

La chasseresse d’Ecquedecques veut démonter les clichés sur le monde cynégétique. Margot Boulain, de son vrai nom vit à Ecquedecques et depuis son plus jeune âge, sa passion, est la chasse. Elle témoigne, dans le quotidien la voix du nord, afin de parler de son loisir. Pour Manon c’est aussi une histoire familiale, le virus lui a été transmis dès son plus jeune âge. Elle a aujourd’hui 21 et a passé son permis dès ses 16 ans.

Chassez le naturel il revient au galop.

Margot témoigne de sa passion, «Mon frère fait du foot, et moi je chasse ! C’est une tradition familiale. Je tiens ça de mon père qui tenait ça de mon grand-père…». Cette passion transmise de génération en génération est le fil rouge de certaines familles. Partager sa passion et la transmettre est une véritable richesse que l’on retrouve régulièrement dans le monde de la chasse.
Le monde de la chasse est aux yeux du grand public très masculin, ce qui se vérifie dans les chiffres, cependant depuis plusieurs années, la chasse se féminise. « À Ecquedecques, nous sommes deux femmes » explique Margot. la France compte plus de 28 000 chasseresses, représentant ainsi 2 % de l’effectif des pratiquants nationaux. Cependant, 10 à 15 % de ceux qui passent le permis actuellement sont des femmes (ce chiffre permet de montrer l’engouement autour de la pratique chez le public féminin). Suite à cette féminisation de la pratique, de nombreuses entreprises ont adapté leurs produits à ce type de public. Les femmes jouent aussi un rôle important dans l’image de cette pratique et, au même titre que Johanna Clermont, Margot tente de chasser les préjugés, les clichés et souhaite valoriser sa passion.

L’avenir dira donc si les femmes qui chassent sont meilleures communicantes que leurs homologues masculins. Leur présence croissante dans un monde encore majoritairement masculin fait bouger les lignes. Encore merci à Margot pour cette belle communication dans la voix du nord. Vive la chasse, vive les chasseresses ! En Saint-Hubert !