Caille des blés, cet oiseau passionnant

Plus petit galliforme d’Europe, la caille des blés est, pour le chasseur de plaine, un gibier passionnant. La chasse de la caille des blés, c’est un peu la pré-rentrée pour les passionnés. Elle offre les premières sorties avec son chien d’arrêt et permet, après de longues heures de recherche, une chasse exceptionnelle.

Un gallinacé de caractère

La caille des blés appartient à l’ordre des galliformes. Espèce migratrice, c’est le plus petit gallinacé d’Europe. Son corps est massif, rond lui offrant une puissance atypique à l’envol. La caille des blés possède un plumage brun rayé de noir et de jaune-crème. La gorge elle est blanchâtre entourée d’une bande sombre. Sa tête est rayée de trois bandes brunes, la queue est elle, très courte ce qui lui offre une silhouette massive. Les données biométriques de la caille des blés sont dans les limites suivantes :

  • Aile: 100-119 mm,
  • Queue: 32-43 mm,
  • Bec: 11-13 mm,
  • Longueur: 160-190 mm,
  • Envergure: 330-360 mm,
  • Poids: 60-155 g.

Chez nous, l’espèce vit principalement en plaine, sur les terrains plats. En revanche, il n’est pas rare de la croiser dans certaines vallées des Alpes aux alentours de 1 800 mètres d’altitude. Cependant, l’espèce possède un penchant pour les prairies, les champs de céréales, étendues de luzerne, etc…

La migration

Vers la mi février, les cailles entreprennent par étape leur migration retour à partir des différents sites d’hivernage africains (Sahel) et rejoignent les hivernants des pays d’Afrique du nord, d’Espagne et du Portugal. Dès le mois de mars, les premières cailles franchissent les Pyrénées.

Elles commencent à arriver en France à partir du mois d’avril et vont dans les champs de céréales encore verts. La première vague de migration est surtout composée de femelles en quête de site de nidification. Vient ensuite une vague surtout composée de mâles qui arrive dès le mois de mai-juin, suivis de jeunes jusqu’au mois de juillet.

A partir de la mi-août, la migration retour vers l’Afrique débute. La migration des cailles s’effectue de nuit, en petits groupes d’une quarantaine d’individus environ. Les oiseaux volent à une vitesse comprise entre 40 et 70 km/heure et à une altitude relativement basse (entre 400 et 700 mètres). Ils peuvent ainsi parcourir plus de 500 kilomètres en 8 heures. 

Un oiseau dur à voir mais que l’on entend

La caille est très généralement solitaire. Néanmoins, en période de reproduction, lorsqu’elle se fait entendre de son chant atypique, celle-ci peut former des colonies. Cet oiseau crépusculaire possède un régime végétal et animal. La partie végétale se compose des céréales, végétaux présents comme le coquelicot, le sarrasin, le plantain ainsi que le chanvre, millet, blé,avoine. La partie animale, quant à elle, se compose en majeure partie d’insectes et de larves (scarabées, punaises, fourmis, forficules, sauterelles, criquets…).

Gestion de l’espèce

La caille des blés est une espèce chassable. Comme tout cortège nichant au sol dans les milieux agricoles, la caille des blés subit les modifications des pratiques agricoles. Le moyen de conservation pour cette espèce passe par la mise en place d’aménagements comme la création de jachères, le recul des dates de fauches, la création de bandes enherbées pour favoriser la quiétude et évidemment pousser vers une diminution des produits phytosanitaires.

D’un point de vue cynégétique, la caille n’a pas de réglementation stricte. Malgré des effectifs en baisse, les fédérations mènent de nombreux projets scientifiques permettant d’obtenir de nombreuses informations sur l’espèce. Entre passionnés, nous tendons à dire que les chasseurs sont responsables et qu’il est donc judicieux de ne pas abuser des prélèvements. Autrefois giboyeuse, la chasse de la caille est aujourd’hui compliquée tant par les conditions météorologiques que par la baisse des effectifs. Gibier passionnant, sa chasse au chien d’arrêt vous apportera des sensations et souvenirs incroyables.