Ours tué ; interview exclusive du président de la FDC de l’Ariège

L’attaque d’un ours sur un chasseur en Ariège a fait s’emballer les machines judiciaires et médiatiques. Le président de la FDC de l’Ariège répond aux questions de J’aime la Chasse. Il remet l’église au milieu du village.

La hâte d’une substitut du procureur.

A peine l’accident connu, Léa Filippi, substitut du procureur de Foix, a ouvert une information judiciaire contre X pour « délit de destruction d’une espèce protégée » et « chasse dans une réserve de faune sauvage ainsi que chasse sur le terrain d’autrui sans son consentement ». Les médias, toujours plus prompts à condamner qu’à vérifier leurs informations se sont aussi rués sur l’évènement et ont tous condamné le chasseur. Que dire des amis des ours qui ont, comme d’habitude, souhaité la mort du chasseur plutôt que celle de l’ours. Oui, l’animalisme est vraiment un anti-humanisme.

Des arrêtés préfectoraux qui autorisent la chasse

Less opposants à la chasse, les médias et la justice semblent ne pas savoir que des arrêtés préfectoraux autorisent la chasse sur le territoire de cette réserve du Mont Valier. La chasse de l’isard à l’approche avec des agents de l’ONF et la chasse du sanglier en battue par l’ACCA du village voisin. Donc oui, le chasseur ne semble pas en infraction.

Lire les arrêtés préfectoraux :

—> Arrêté préfectoral du 29 août 2017 définissant les mesures de précaution à prendre par les chasseurs en cas de présence d’ours

—> Arrêté préfectoral autorisant la chasse dans la réserve du mont Valier (article 5)

L’interview du président de la FDC de l’Ariège

Lire aussi :

—> Veulent-ils aller jusqu’à déporter les Ariégeois pour laisser la place aux ours ?

—> Un chasseur attaqué par un ours se défend en lui tirant dessus

Un chasseur attaqué par un ours se défend en lui tirant dessus

Un chasseur de 70 ans, s’est fait attaquer par un ours lors d’une battue aux sangliers. Grièvement blessé par l’ours, l’homme s’est défendu en lui tirant dessus à deux reprises. Le chasseur a été héliporté vers l’hôpital de Foix puis transféré au CHU de Toulouse. Retour sur cette attaque, qui n’est pas à banaliser.

Blessé par l’ours au niveau de l’artère fémorale

Samedi après-midi, alors qu’il chassait le sanglier sur sa commune, un homme a été mordu par un ours. Selon les sources, il s’agissait d’une femelle, accompagnée de ses deux petits. Gravement blessé par l’animal au niveau de la jambe, la vie de l’homme était en jeu. En effet, la blessure se situe au niveau de l’artère fémorale. Pour se sortir de cette attaque et se défendre, l’homme a tiré à deux reprises sur l’ourse. Celle-ci a été retrouvée morte à quelques mètres du lieu de l’attaque où le chasseur a été secouru. Une enquête judiciaire est ouverte pour élucider les circonstances de cet accident, indique la préfecture de l’Ariège. « Ce qui devait arriver est finalement arrivé. Cela ne m’étonne pas. Ils s’approchent de plus en plus car il n’y a plus rien à manger dans les montagnes. Il lui a tiré dessus seulement pour se défendre« , ajoute le chasseur.

« J’étais un peu plus loin, je n’ai pas vu ce qui arrivait, mais j’ai entendu l’appel à la radio. L’ours l’a attaqué et lui a attrapé la jambe, il lui a arraché le mollet et l’a blessé à l’autre jambe aussi. Une personne a réussi à stopper l’hémorragie jusqu’à l’arrivée des secours », témoigne l’un des chasseurs présent à la battue. C’est le peloton de gendarmerie de haute montagne qui est intervenu pour secourir le chasseur.

Lire aussi : L’homme et l’ours ne savent plus vivre ensemble

Une cohabitation de plus en plus compliquée

En France, il y aurait 64 ours dont 16 jeunes. Même si ce chiffre semble faible, il est suffisamment important pour générer de graves problèmes. En effet, la cohabitation entre les habitants, les usagers de la nature et les ours est de plus en plus compliquée. Les attaques sur le bétail sont en augmentation constante. Pour la présidente du conseil départementale de l’Ariège, « C’est vraiment ce que l’on redoutait. Aujourd’hui, on voit bien que la cohabitation, c’est compliqué ». Toujours selon Christine Tequi, « la présence accrue des ours qui se reproduisent » est un danger. Dans le secteur du massif du Couserans, il y aurait actuellement une quarantaine de plantigrades. Une population qui ne cesse d’augmenter et qui engendre aujourd’hui des problèmes de sécurité.

Lire aussi : communiqué de presse du mouvement de la ruralité (LMR)

La rédaction vous conseille

—> Un ours attaque une bergerie