Nicolas Lottin le passionné tire sa révérence

Il y a beaucoup de raisons d’aller en baie de Somme. Non seulement c’est une des plus belles baies du monde mais en plus elle est le terrain de chasse de huttiers passionnés et vrais défenseurs de leur passion. Nicolas Lottin est l’un d’entre eux.

18 ans à la tête de l’ACDPM de la baie de Somme

C’est un vrai passionné de chasse à la hutte. On peut souvent le croiser les soirs d’hiver sur sa mobylette, allant rejoindre son installation située en baie de Somme entre Saint-Valéry et le Hourdel. Fervent défenseur de la chasse et en particulier de celle du gibier d’eau, Nicolas se sera dépensé sans compter pour défendre notre passion.  

Son mandat de 18 années n’aura pas été de tout repos. Il a fallu d’abord essayer de canaliser l’enthousiasme et la vigueur de ses adhérents. Ce qui n’est pas une mince affaire, n’est-ce pas Kevin, Johann et tous les autres ? Il aura aussi fallu subir les décisions gouvernementales défavorables aux sauvaginiers et la montée des mouvements anti-chasse.

Évidemment, le sujet le plus brulant est celui de la chasse aux oies pendant le mois de février. Tous les passionnés jugent cette interdiction incompréhensible. Gazées dans certaines régions des Pays-Bas car trop nombreuses et responsables de dégâts et de nuisances ; il est impossible de les chasser en France pendant le meilleur mois.

L’arrêt de la chasse du courlis cendré a été très mal vécu en baie de Somme où il est principalement chassé au cercueil ou à la toile. De nombreux chasseurs ne reprendrons d’ailleurs pas leurs permis de chasse suite à cette nouvelle attaque contre leur passion.

Comme si tout cela ne suffisait pas, Nicolas Lottin aussi dû affronter les épisodes de grippe aviaire. Cette fameuse grippe qui empêche de transporter les appelants. Sans eux la chasse à la hutte n’a plus aucun sens. Les huttiers s’insurgent contre ces interdictions alors que les transports industriels de volailles venus des pays de l’Est ne semblent pas concernés… Cette incohérence aura toujours fait enrager Nicolas Lottin. Il fut un président courageux, enthousiaste, dévoué et fier de sa passion. Tous les huttiers lui souhaitent de bien profiter du temps libre que sa décision d’arrêter va lui permettre d’avoir.

Un nouveau bureau est désigné

Lors de sa dernière assemblée générale, Nicolas était rassuré de voir un nouveau bureau se mettre en place pour lui succéder. La tache est rude et il faut rappeler à tous que cet engagement est bénévole. La nouvelle équipe de passionnés, pleine d’énergie et d’ambition, entend bien se dévouer pour cette chasse. Ils auront à faire fonctionner une des plus grandes associations de chasse de France. Bon courage à eux et longue vie à l’ACDPM-Baie de Somme !

Voici les membres du nouveau bureau : Nicolas Bruvier, David Dubos, Wilfrid Queval, Aurélien Valle, Alain Roger, Alex Loisel, Johann Auzou et David Rasse.

Site de l’ACDPM Baie de Somme

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Deux chasseurs sauvés par la Marine Nationale

Cela aurait pu être tragique pour ces deux chasseurs à la hutte. Le 26 octobre dernier vers 23 h 30 le SAMU informe le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez que deux chasseurs sont pris au piège à un kilomètre de la plage des Hemmes.

Les deux hommes sont en grande difficulté, ils sont accrochés à leur hutte de chasse, dont le mouillage a rompu à  rapporte le quotidien la Voix du Nord.

A minuit et demi les deux hommes sont alors hélitreuillé et sont transportés à l’hôpital de Calais.

Heureusement et malgré l’attente les deux hommes sont en légère hypothermie.

 

Une ouverture réussie pour Antoine Bouard


En ce début de saison exactement le 27 Août 2017, ce moment que l’on attend tous depuis quelques mois arrive enfin pour Antoine Bouard un chasseur passionné . Celui ci est invité à une chasse à la hutte est c’est une nuit exceptionnelle qui s’annonce.

« J’arrive vers 13h00 , le temps de refaire le monde , d’atteler sarcelles , colverts, chipeaux et souchets et c’est vite l’heure de la passée. Je décide donc de me mettre au coin de l’étang. Le début est très calme mais les couleurs du coucher de soleil sur l’étang sont magnifiques.

Vers 21h00 on voit enfin les premiers colverts dans le ciel cependant, ils sont hors de portée de fusil. 21H30 tout s’accélère j’entend les bernaches au loin, avec les grandes réserves aux alentours je me dis qu’elle vont aller se poser la bas. Puis le chant se fait de plus en plus prêt. Ça y est elles sont la un vol de 8 a 30 mètres dans le coucher du soleil, l’image est magique. Je prends la première pour tenter un doublé. Mon coup de fusil résonne , l’oie décroche, elle est touchée à l’aile, je préfère la finir proprement que de tenter le doublé.

Première cartouche de la saison et premier prélèvement, s’en suit un rapport du labrador de mon ami. Retour à la hutte, fin de passée. Un repas nous attend dans le rire et le son des appelants la nuit se déroule dans un calme absolu, il fait 28° rien ne se passe …

Vers 5h45 première pose. 2 colverts se posent dans les appelants, on sort les fusils au visé on se met d’accord. Je mets mon canard dans le U de la lunette 1,2 PAN PAN les 2 canards reste sur l’eau mon premier tir à la pose réussi .

On est content après toute cette attente. Un groupe de 4 se pose à 45 mètres on tire mais mon coup ne part pas. Mon ami prélève 2 oiseaux à 6h30 je décide de retourner a mon poste de passée de la veille et à 6h45 même scénario que la veille le chant des bernaches résonne, je les vois de loin je me dis que c’est pour moi. Elles arrivent a 25 mètres la 36GR claque dans les plumes, l’oie tombe. Mon ami prélève un colvert au vol c’est la fin de la passée.

Voila pour cet agréable moment passé entre ami c’est le temps de retourner à la réalité. »

Si comme Antoine vous souhaitez nous envoyer vos récit de chasse, nous les attendons avec impatience en cliquant ICI 

 

 

Incendie dans une hutte, les villageois se font justice.


Un Ambleteusois de 27 ans,Morgan Pruvost, comparaissait pour des faits d’incendie volontaire avec récidive.
Le 1er juin 2017, les gendarmes interviennent rue du Marais en bord de Slack.

l’incendier se fait agresser après son délit. Il a reçu plusieurs coups de poings et pieds.

Le jeune homme avait volé ; un fusil de chasse, avant d’y mettre le feu. Le propriétaire arrive sur les lieux il le menace alors : « Si je vais en prison, je te crève. »

Il avouera les faits et explique avoir incendier la hutte pour ne pas laisser de traces.

Morgan Pruvost a été condamné à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.

Il devra se soigner, travailler et indemniser les victimes à sa sortie de prison.