« Des gens déguisés en vert qui ne sont pas de nos territoires et qui veulent nous coloniser »

L’attribution d’un quota zéro pour la chasse à la glu cette année fait grand bruit chez les ruraux et les politiques. Suite à cette décision, le député Alain Perea a décidé de s’exprimer. Il souhaite ouvrir un débat sur la soumission des territoires ruraux face au parisianisme qui règne dans les couloirs des ministères.

Un parisianisme insoutenable

Il n’a pas sa langue dans sa poche ; lorsqu’il faut dire les choses il le fait et il défend la ruralité avec vigueur. Affichant sont soutien aux chasseurs, il n’a pas hésité à reprendre l’article du quotidien L‘indépendant en twittant « Tout d’abord, je tiens à préciser : ce n’est pas une chasse interdite ! Il y a une dérogation et des quotas. La ministre de l’environnement a décidé de ramener cette année le nombre d’animaux prélevés à zéro. En fait, elle tue une pratique, mais sans l’assumer ».

Le week-end dernier, il s’est exprimé à propos de cette décision gouvernementale en disant que ce sont « des méthodes coloniales où l’on vient expliquer aux populations ce qui est bon ». Aujourd’hui, il persiste et signe en dénonçant le parisianisme ambiant, aseptisant nos territoires ruraux. Pour Alain Perea ce sont « des gens déguisés en vert qui ne sont pas de nos territoires et qui veulent nous coloniser ».

La chasse à la glu sacrifiée sur l’autel de la bien pensance.

Pour lui, la chasse à la glu est un véritable symbole. « Il y a deux manières de faire de l’écologie aujourd’hui : faire des pétitions sur les réseaux sociaux ou s’occuper du changement climatique, de la sécheresse, de la gestion des espaces naturels qui sont les vrais problèmes » en relativisant à sa manière l’impact de la chasse à la glu : « on parle de 22 000 grives alors qu’il y en a 700 millions qui passent » s’exprime-t-il. Avant de conclure, « ce sont les mêmes qui estiment qu’il ne faut pas traiter à la bouillie bordelaise en hélicoptère ou que l’on ne peut pas accéder en voiture à la plage de la Vieille Nouvelle« .  » Quand je défends la chasse à la glu, je défends nos viticulteurs, je dis à Paris qu’il faut arrêter de nous imposer telle ou telle pratique, mais respecter les gens des territoires ruraux« .

Soutenons la ruralité. Encore un grand bravo à Alain Perea pour sa défense de notre identité traditionnelle et cynégétique.

 

Chasse à la glue, quand ça ne colle pas aux idées de la nouvelle ministre

Ces derniers temps, le monde de la chasse est attaqué de toutes parts, consultations publiques, arrêtés concernant l’interdiction de chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire, RIP.
Aujourd’hui, c’est l’interdiction de la chasse à la glue qui nous pend au nez.

Les chasseurs voient rouge

Barbara Pompili, ministre de la transition écologique à annoncé récemment vouloir interdire la chasse traditionnelle à la glue. Cette chasse éthique et respectueuse qui est en fait plus un mode de capture qu’une chasse est pratiquée en toute légalité et permet de capturer des grives vivantes qui seront par la suite utilisées comme appelants pour enfin être relâchées en fin de saison. Les chasseurs de Provence sont, suite à cette annonce, en colère.

Une manifestation pour protester contre cette future mesure aura lieu à Borme-les-Mimosas, sur la route du fort de Bregançon, lieu de vacances des présidents de la République, où Emmanuel Macron se trouve.

Pour défendre cette pratique, retrouvez dans la vidéo ci-dessous, Eric Camoin de l’association Nationale de Défense des Chasses Traditionnelles à la Grive, défendant et expliquant ce mode de chasse controversée. Défendons la chasse et unissons nous !