Deux soirées d’écoute, 26 communes et environ 140 à 145 bénévoles postés en silence : fin septembre, la fédération des chasseurs de l’Ardèche a organisé le comptage du cerf au brame sur le plateau ardéchois, avec la Haute-Loire voisine. Un exercice de science de terrain dont les résultats demandent à être lus avec prudence.
Comment s’est déroulé le comptage du cerf au brame en Ardèche ?
Les soirées des lundi 28 et mardi 29 septembre 2026 ont été coordonnées par la Fédération départementale des chasseurs de l’Ardèche (toute l’actualité de la FDC07) avec celle de la Haute-Loire (FDC43), pour suivre la population de cerfs du Haut-Allier et du plateau ardéchois, indique la FDC07.
Le secteur couvrait 26 communes, de Saint-Laurent-les-Bains-Laval-d’Aurelle au Béage et de Lespéron à Burzet. Environ 140 bénévoles étaient présents le lundi et 145 le mardi : chasseurs, agents de l’Office national des forêts et de l’Office français de la biodiversité, lieutenants de louveterie, services de l’État, élus, et des élèves des lycées et maisons familiales rurales de Mondy et d’Aubenas.
Que mesure un comptage au brame ?
Pendant le rut, les cerfs mâles brament pour marquer leur présence. Des observateurs répartis sur tout le secteur relèvent, à la même heure, les cerfs qu’ils entendent et ceux qu’ils voient.
Le résultat n’est pas un effectif total. Il donne un indice : le nombre de mâles bramants entendus dans des conditions comparables d’une année sur l’autre. C’est la répétition de l’exercice sur plusieurs années qui permet de dégager une tendance.
Quels résultats en 2026 ?
Les bénévoles ont entendu 19 cerfs bramants le lundi et 31 le mardi. Chaque soir, une quinzaine de cerfs ont été vus, mais seuls deux ou trois bramaient.
La météo a compliqué l’exercice : de fortes chaleurs, puis de la pluie et du vent. Selon la fédération, les données 2026 ne seront sans doute pas validées. Elle constate néanmoins une présence grandissante du cerf sur certains secteurs.
Cette prudence est justement ce qui fait la valeur d’un suivi : un comptage réalisé dans de mauvaises conditions ne doit pas être comparé tel quel aux années précédentes.
Pourquoi suivre le cerf de près ?
Le cerf progresse dans de nombreux massifs. À l’échelle nationale, 98 074 cerfs ont été prélevés en 2025-2026, soit 8,5 % de plus que la saison précédente, selon le bilan du réseau Ongulés sauvages OFB-FNC-FDC. Connaître l’évolution locale de l’espèce aide à fixer des plans de chasse adaptés et à prévenir les dégâts en forêt et dans les cultures.
Il existe d’autres méthodes de suivi : sur le massif de l’Alagnon, entre Cantal et Haute-Loire, les fédérations organisent un comptage des cerfs à vue, secteur par secteur, sur un tout autre principe que l’écoute du brame.
- Comptage au brame les 28 et 29 septembre 2026 sur 26 communes ardéchoises, avec la FDC43.
- Environ 140 à 145 bénévoles ; 19 puis 31 cerfs bramants entendus.
- Données 2026 sans doute non validées à cause de la météo, mais présence du cerf en hausse sur certains secteurs.
Sources
- FDC07 — « Cerfs, comptages de la faune sauvage » — début octobre 2026 (page non datée) — chasseardeche.fr
- Réseau Ongulés sauvages OFB-FNC-FDC — Prélèvements d’ongulés sauvages, saison 2025-2026 — octobre 2026 — ofb.gouv.fr (PDF)












