[Vidéo] Un wapiti meurt en franchissant une clôture

Il n’y a pas que chez nous que les clôtures font des dégâts sur les animaux sauvages. Ce wapiti se tue en en franchissant une.

Cela se passe certainement dans le Nord-Ouest des États-Unis. Une harde de wapitis probablement effrayée par un prédateur s’enfuit et franchit une clôture. Tous les animaux la passent sans encombre sauf ce grand mâle qui, handicapé par son poids, retombe mal, plante ses bois dans le sol et se brise le cou.

Il est impressionnant de voir que les corbeaux commencent à tourner au-dessus de ce grand mâle wapiti avant même qu’il ait fini de tressaillir. Les oiseaux aussi ont besoin de se nourrir…

A écouter : Le brame du wapiti (régal ou torture ?)

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[Vidéo] Ce cerf saute pour se débarrasser de ses bois

Ce cerf n’est pas atteint d’une crise de folie. Il essaie de se débarrasser des ses bois en sautant. C’est l’époque de la mue pour ce cerf mulet (Mule deer, espèce de cerf vivant aux États-Unis et au Canada).

La mue, ce phénomène étonnant. [ ]

La chute et la formation des bois sont en relation avec la sécrétion de la testostérone (hormone sexuelle). Les cerfs âgés perdent leurs bois en premier, dès le mois de février. Les daguets sont les derniers et la chute peut avoir lieu pour eux jusqu’au mois de mai. Le cerf qui vient de perdre ses bois est appelé cerf mulet. A ne pas confondre avec le mule deer américain (Odocoileus hemionus) de cette vidéo qui est, lui, une espèce de cervidé d’Amérique du Nord.

Les nouveaux bois (les refaits) sont d’abord spongieux et se minéralisent progressivement. Le velours qui recouvre les refaits est un tissu de protection. La repousse complète dure de 120 à, 140 jours. La chute des velours se fait dans le même ordre que la chute des bois. Début juillet pour les grands cerfs et jusqu’à septembre pour les daguets.

Merci à Jeff Enns pour cette vidéo ! Sa chaîne You Tube est à voir ici : Jeff Enns

« Le cycle mystérieux de la chute et du refait saisonnier de ses bois l’assimile à l’arbre de vie. La sève qui nourrit sa ramure surgit des mêmes sources que la semence inépuisable dont il inonde le ventre des biches à la saison du brame. Dans le refait de ses bois, dans l’ivresse du rut et dans le combat contre ses rivaux, il est la fécondité incarnée, l’image vivante de la perpétuelle régénération de la nature. Depuis les temps les plus reculés, sa majesté, sa ramure et sa fertilité ont acquis un pouvoir sans égal sur l’imagination des hommes. » Dominique Venner (Dictionnaire amoureux de la chasse. Éditions Plon)

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—> (Vidéo) Dans l’intimité d’un grand cerf

—> (Vidéo) Un cerf charge un chasseur

(Vidéo) Combat à mort entre un cerf de Virginie et un cerf mulet au Canada

Voici des images rares ! Dans le Saskatchewan, un policier de l’environnement (conservation officer) a reçu un coup de téléphone d’un chasseur local. Celui-ci lui dit que deux cerfs ont réussi à emmêler leurs bois lors d’un combat de rut.

Ces combats ne sont pas rares et le fait que des cerfs entremêlent leur bois non plus. Mais quelle ne fut pas la surprise du conservation officer lorsqu’il a constaté qu’il s’agissait de cerfs de deux espèces différentes. Les deux protagonistes sont un cerf de Virginie ou cerf à queue blanche (Odocoileus virginianus) et un cerf mulet ou cerf à queue noire (Odocoileus hemionus ).

Un des policiers de l’environnement a pu s’approcher et scier un morceau de bois permettant ainsi de libérer les cerfs. Le cerf mulet a pu s’enfuir mais le cerf de Virginie a succombé à ce combat. Merci aux Saskatchewan Association of Conservation Officers pour cette vidéo.

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—> Les différentes espèces de cerfs

Elle filme une perruque exceptionnelle

Bientôt l’ouverture de la chasse à l’approche. D’ici une semaine, les chasseurs passionnés s’équiperont de leurs jumelles, leur canne de pirsch ainsi que leur carabine pour arpenter notre belle nature à la recherche d’un brocard. Cette chasse, qui se développe de plus en plus, permet de sélectionner en priorité des animaux mal en point (tir sanitaire) mais aussi récolter des trophées de qualité en fonction de la gestion en place sur le territoire chassé.

Avant la chasse le repérage

Avant de chasser, il est important d’arpenter son territoire de chasse pour repérer en fonction des secteurs les animaux présents. Cette prise de connaissance ne peut être que bénéfique afin d’optimiser la future chasse.

Lors de ces opérations d’observation, qui n’a jamais rêvé de tomber sur le brocard d’une vie ? Une tête bizarde ? Une perruque ? Chaque chasseur rêve secrètement du Graal. Sarah Cessé, de Sud Chasse a pu, il y a quelques jours, filmer un animal unique. Un animal qui pourrait être le prélèvement d’une vie. Lors de sa sortie repérage, elle a pu observer un brocard à perruque. Des images uniques capturées, qui annoncent pour Sarah, une saison d’approche passionnante.

Vidéo issue de la page Facebook Sud Chasse

La perruque, qu’est ce que c’est ?

Un chevreuil à perruque est un chevreuil ayant une prolifération exubérante, désordonnée et continue du tissu recouvrant les bois au moment de leur formation. Ainsi, l’animal se voir recouvert de velours de manière plus ou moins importante en fonction de l’apparition de celle-ci. Cette masse ne tombe pas et prolifère jusqu’à la mort de l’animal.

Ces anomalies sont encore assez mal connues. Cependant, à chaque fois, on peut observer un dérèglement hormonal survenant des suites d’une blessure aux testicules. Ces anomalies ne sont pas mortelles, mais il arrive que le développement des velours soit si important qu’il masque totalement les yeux de l’animal et le rende partiellement voir totalement aveugle. Les brocards à perruque peuvent être prélevés sans problème, car comme expliqué plus haut, ils ne peuvent pas se reproduire.

« L’affaire » du cerf de Compiègne.

Le 19 septembre l’équipage de vénerie « La futaie des amis » lance un cerf en forêt de Compiègne. En milieu de matinée l’animal est arrivé en bordure de zone urbanisée et s’arrête. Conformément aux règles adoptées par la vénerie, l’animal a été gracié et a rejoint la forêt.

L’histoire pourrait et devrait s’arrêter là, sauf que les militants d’AVA étaient présents et ont fait leur show en allant jusqu’à dire que c’est leur intervention qui a sauvé le cerf.

Rétablissons les faits et élargissons un peu la prise de vue.

1.Le cerf est arrivé en bordure de forêt et la chasse s’interrompt immédiatement comme le prévoit la réglementation en vigueur. Les 50 chiens sont arrêtés, une petite dizaine a continué mais ils ont été vite récupérés et n’ont montré aucune agressivité à l’encontre du cerf.

L’arrêté du l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie a été modifié en 2019 pour y incorporer une règle déjà tacitement appliquée . Article 7 :  » lorsque l’animal est aux abois et qu’il se trouve dans le périmètre de lieux d’habitation […] il est gracié. »

La vénerie s’est dotée en plus d’une charte de bonne conduite que je vous invite à lire ici : https://www.venerie.org/wp-content/uploads/2017/02/charte_dela_venerie_print.pdf

 

2. Contrairement à ce que dit le « camarade » Broniszewski, gourou d’AVA, le cerf n’a pas été chassé dans Compiègne. Il dit avoir vu des cavaliers dans les rues de la ville. Il ment !

3. Les soit-disant « amis des animaux » se sont par contre bien acharnés sur les chiens présents en les frappant comme le montre cette photo.

4. Si le cerf n’a pas pu repartir plus vite c’est qu’une dizaine de militants AVA étaient présents et ont fait des photos de la scène pour illustrer leur « action héroïque ».

5. A cet endroit se trouvait l’ancien camp militaire du 25° RGA qui a quitté Compiègne en 2004. Ce site majoritairement boisé et en train d’être urbanisé par la mairie qui va y construire des logements et des commerces. C’est à proximité de ce chantier que le cerf s’est arrêté. Il y avait peut-être ses habitudes avant que l’immobilier ne l’en chasse… L’urbanisation fera plus de mal aux animaux que la vénerie. Mais cela les activistes d’AVA n’en parlent pas car leur combat est dirigé contre ce que représente à leurs yeux la vénerie. Il s’agit pour eux, et c’est bien dit par leur gourou, d’une lutte des classes, l’animal n’est là que pour servir leur cause.

Brevet grand gibier, remise des diplômes à Grisy-lesPlâtres

Le jeudi 2 juillet a eu lieu à Grisy-les-Platres, dans le Val d’Oise, la remise des diplômes du brevet national grand gibier.

La chasse telle qu’elle se pratique aujourd’hui, demande de plus en plus de compétences et de responsabilités pour ses pratiquants. Afin d’aider les chasseurs à améliorer leurs connaissances et leur qualification dans la pratique de la chasse du grand gibier, l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier a créé le Brevet Grand Gibier en 1991.

Remise des diplômes

Malgré le confinement, les candidats ont pu, par le biais d’une plateforme passer leur examen. Ainsi, les 18 candidats (dont 3 femmes) qui ont suivi la formation cette année ont validé avec brio leur épreuve finale, apportant le taux de réussite a 100% dans le département.

La remise du brevet, s’est tenue à la maison de la Chasse, de la Pêche et de la Nature en présence de Gérard Bédarida, président de l’Association nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG) rappelant pour l’occasion l’excellence de cette formation, qui offre à tous, de solides connaissances de la faune sauvage, de leur environnement et biologie.

Le brevet grand gibier

Le brevet grand gibier est une formation dispensée par l’association départementale de chasse au grand gibier. Chasseurs, comme non chasseurs peuvent suivre cette formation de plusieurs heures qui est sanctionnée par un examen comportant deux épreuves, une théoriques et une pratique (tir). Ce brevet est un test, auquel chacun peut se soumettre librement. Il n’est pas obligatoire, mais il constitue une réelle et sérieuse référence cynégétique.

Cette formation nationale aborde de nombreux sujets sur la connaissance de la grande faune, sa gestion, sa biologie, son interaction avec l’écosystème, les enjeux liés aux espèces, l’éthique,la connaissance de la faune et de la flore, la sécurité, la réglementation et bien d’autres encore.

En fonction de vos réponses vous pourrez être titulaire du brevet de premier degré (insigne argent) ou de deuxième degré (insigne or).

Les épreuves sont très sélectives et demandent une réelle préparation, même pour des chasseurs avertis. L’ANCGG édite un livre très bien fait pour préparer l’examen.

Voici les domaines précis que vous devrez travailler pour l’épreuve théorique :

1.Brevet premier degré :

  • Connaissance des espèces (sanglier, chevreuil, cerf, mouflon, chamois,isard, maladies du gibier)
  • Connaissance de la forêt (traces, laissées, sylviculture, petits animaux, la flore)
  • Chasse du grand gibier (armes, munitions, optique, sécurité, réglementation,  chiens, réactions des animaux blessés, modes de chasse)
  • Gestion des espèces (accroissement populations, pertes, prélèvements possibles, densité, dégâts).

2. Brevet de deuxième degré :

  • Gestion d’un territoire (responsabilités du directeur de chasse, recensement des populations, élaboration d’un plan de chasse, quantitatif et qualitatif, organisation de la chasse, réglementation, particularités territoriales, aménagements, lutte contre les dégâts, prophylaxie et les soins des maladies du gibier, trophées, Honneurs au gibier).

3. L’épreuve pratique comprend deux tirs de 5 cartouches avec votre arme habituelle à 25 et 30 mètres à bras francs sur cible sanglier qui comporte des zones à points positifs ou négatifs.

Les personnes intéressées peuvent se rendre sur le site de l’ANCGG : https://www.ancgg.org/index.asp

 

 

Fauche et faune sauvage, chasseurs et agriculteurs travaillent ensemble.

Pour bon nombres d’espèces, les prairies constituent un habitat riche, grâce à une nourriture abondante et à son rôle de protection spécialement en période de reproduction. C’est notamment le cas pour le chevreuil et le lièvre, ainsi que pour certains oiseaux nicheurs au sol : perdrix, faisan, alouette des champs, caille des blés, râle des genêts…

La fauche des fourrages cause des dégâts sur la faune sauvage par destruction des nids, mortalité des couveuses et autres animaux dissimulés au sol.

Nous sommes au printemps, l’opération de fauchage coïncide classiquement avec les phases de nidification, d’envol des jeunes oiseaux, de mise-bas des mammifères et d’élevage de leurs jeunes. Ces dernières années, des machines de récolte des fourrages ont évolué vers une plus grande largeur de coupe et une puissance accrue, permettant ainsi, des vitesses de travail élevées. L’ensemble de ces facteurs entraîne sur la faune de nombreux dégâts.
Depuis plusieurs années, chasseurs et agriculteurs travaillent ensemble afin de trouver des solutions pour préserver la faune durant cette période.

Une barre d’effarouchement sur le tracteur de fauche

Fabrication maison ou non, certains optent pour une barre d’effarouchement à l’avant des tracteurs pour faire fuir le gibier. Ce système a pour but de garantir une fuite plus efficace de la faune. Système à chaînes ou à dents pendantes jusqu’au sol, suspendues sur une barre ayant la même taille que la faucheuse et déportée de son côté. Les chaînes doivent faire fuir la faune par contact avant que celle-ci ne soit happée par la faucheuse.

Rouler moins vite, sens de la fauche

Comme stipulé plus haut, le matériel agricole d’aujourd’hui permet d’aller plus vite malheureusement pour la faune. Malgré la barre d’effarouchement, celle-ci ne peut pas toujours fuir ;  faucher à 10 km/h ne lui offre aucune chance de s’échapper.
Pour certaines personnes, c’est la façon de tourner dans la parcelle qui compte. Comme l’illustre le schéma ci-dessous, il faut rentrer dans la parcelle au centre et faucher de l’intérieur vers l’extérieur pour ne pas piéger la faune au centre et lui permette ainsi de s’échapper.

Schémas pédagogiques réalisés par la FDC 57 à l’occasion des fauches

Bien d’autres techniques

Avant la fauche, certains préconisent l’utilisation d’un chien d’arrêt afin d’identifier la présence de gibiers et de nids. Pour d’autres, le retardement de la récolte peut être aussi envisagé afin d’être sûr que les animaux puisse échapper à la faucheuse.

Enfin, dans le département de l’Ain, l’utilisation d’un drone avec une vision thermique à permis l’année passée, de sauver plusieurs faon avant que l’agriculteur se mette à faucher sa parcelle. Une technique avant-gardiste qui a su prouver son efficacité.

 

Le chasseur contribue au suivi de la biodiversité européenne

La surveillance de la biodiversité à grande échelle nécessite des efforts et des ressources considérables. Les chasseurs, possèdent une grande marge de manœuvre pour contribuer davantage à ce suivi, notamment en raison de leur présence dans l’ensemble du paysage européen.

Il y a quelques jours, parue dans la revue scientifique  » Global Ecology and Conservation », une étude de quatre chercheurs appartenant à des groupes d’étude norvégiens a montré l’importance de la contribution des chasseurs à l’étude de la faune.

Le chasseur possède un rôle essentiel, celui de sentinelle de la faune sauvage. Rôle sur-mesure, puisque celui-ci côtoie l’ensemble de la faune sur le terrain. Les Fédérations, contribuent elles aussi, chaque année, au suivi et comptage de la faune sur les territoires. Ces données apportent d’importants résultats et contribuent aux études scientifiques.

La contribution des chasseurs au suivi de la biodiversité en Europe

Selon l’étude, il y a 4 aspects principaux, rendant l’aide des chasseurs si précieux aux autorités de gestion de la faune et aux chercheurs :

  1. Observation à grande échelle. Pendant l’activité chasse et dans la gestion des espaces naturels, le chasseur collecte des données de nature différente (sanitaires, état des populations, observations …). Comme les territoires de chasse couvrent la majeure partie de la campagne européenne, les chasseurs assurent une collecte de données à grande échelle et représentative.
  2. Des données sur le long terme. Les données dérivées de la chasse peuvent fournir des séries historiques couvrant différentes saisons, années ou même décennies et sont extrêmement utiles pour suivre l’évolution de la biodiversité et des écosystèmes dans une zone spécifique.
  3. La fiabilité des résultats. Les chasseurs collectent des données caractéristiques principalement sur les espèces chassables et celles qui sont facilement identifiables avec précision. La marge d’erreur ou de doute dans l’identification de l’espèce est donc très faible dans ce cas.
  4. Sentinelle sanitaire. Grâce à l’analyse d’échantillons biologiques (os de mâchoire, ailes, tissus) d’animaux collectés, les chasseurs fournissent des données sur la démographie et la santé animale qui autrement n’auraient pas pu être obtenues.

Dans cette étude, il a été révélé la contribution des chasseurs au suivi de cinq grands groupes d’espèces fonctionnelles : « ongulés », « grands carnivores », « oiseaux aquatiques », « autres oiseaux » et « petit gibier ». Les résultats de celle-ci, indiquent une surveillance gérée par les chasseurs d’au moins un groupe d’espèces, dans 32 des 36 pays européens. Cela souligne donc, le rôle important des chasseurs dans le processus de surveillance de la biodiversité européenne. Un rôle désormais reconnu par la communauté scientifique.

Pour le co-auteur John Linnell, chercheur principal à l’Institut norvégien de recherche sur la nature « Nous pensons que nos recherches n’ont révélé que la pointe de l’iceberg, car une grande partie de l’activité de surveillance du chasseur n’est pas facilement accessible aux scientifiques. Nous espérons que cette étude stimulera une plus grande collaboration entre les chasseurs et les chercheurs, apportant des avantages aux deux. ! «