La bataille s’engage !

Rien de plus impressionnant que de voir des sangliers se battre entres eux . Encore une fois il faut être au bon endroit, bon moment ! Mais nous pensons qu’il ne faut surtout pas s’en approcher !

Les sangliers sauvages ne sont pas assez forts pour se disputer des femelles avant l’âge de 5 ans.

Le sanglier, passionnément, à la folie

Il fascine autant qu’il exacerbe. Le sanglier, Sus Scrofa de son nom scientifique, anime le débat cynégétique et agricole depuis de nombreuses années. Présent sur l’ensemble du territoire national, cette espèce s’adapte parfaitement à son environnement, s’installant même à proximité des habitations. Surnommé la bête noire, il peut être le rêve d’un chasseur comme son cauchemar. Partons à la rencontre de cette espèce aimée et décriée.

Le sanglier, biologie de l’espèce

De la famille des suidés le sanglier, se rencontre partout en Europe et sur le territoire national. De plus en plus abondant, sa population a littéralement explosé en cinquante ans. On estime qu’elle aurait été multipliée par vingt-cinq. En effet, on compte actuellement près de 2 millions de suidés en France. Chasseurs et agriculteurs sont les premiers à constater cette prolifération. Ce chiffre, qui donne le tournis, montre à quel point l’animal a su s’habituer et s’adapter aux changements humains.

  • Hauteur au garrot : 90 à 95 cm
  • Longueur de corps : 150 à 160 cm
  • Poids : de 50 à 150 kg ; un mâle peut atteindre 90 kg à deux ans, 150 kg à 3-4 ans, la femelle, plus petite et appelée laie, pèse en moyenne 60 à 80 kg.

Le sanglier est un animal passionnant. Sa ruse et sa faculté d’adaptation sont incroyables. Le pelage des adultes varie du gris clair au brun sombre. Chez le marcassin, le pelage est rayé. Il devient roux de six mois à un an. La tête du sanglier, ou hure, mesure quasiment le tiers de la longueur de son corps. Le mâle possède des défenses, pouvant parfois être très développées si l’animal parvient à vieillir. Elles ont une croissance continue et viennent s’aiguiser sur les grès (canines supérieures). Ainsi, le trophée d’un vieux mâle à son apogée est le rêve de tout chasseur de grand gibier. Enfin, chez la femelle, les canines ou crochets sont peu développées.

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Reproduction, comportement et habitat

Le rut principal a généralement lieu à partir de mi-novembre jusqu’à la mi-janvier. Durant cette période les vieux mâles recherchent les compagnies et se livrent alors de violents combats. La laie adulte, vers l’âge de deux ans met bas après quatre mois de gestation. Elle fait un nid, appelé chaudron, composé d’un amas végétal. La portée est généralement composée de 4 à 6 marcassins. Il n’est plus rare de voir des portées de 10 marcassins. Cependant, on constate aujourd’hui par l’abondance de nourriture, que les laies d’un an peuvent avoir une portée.

Les femelles et les jeunes vivent en compagnie très soudée, sous l’autorité d’une laie meneuse. Une organisation matriarcale qui a son importance dans la gestion de l’espèce. Les mâles quant à eux quittent la compagnie vers l’âge d’un an. Ils deviennent alors des solitaires et rejoignent les compagnies au moment du rut.

Animal relativement discret, on peut le voir du crépuscule au lever du soleil. Pour savoir s’il est sur les lieux, cherchez les indices. Il signale son passage par des laissées (fèces), des empreintes, mais surtout des souilles et des boutis, traces profondes quand il retourne la terre. Parfaitement adapté à son environnement, le sanglier se trouve des dunes du littoral jusqu’aux limites des alpages, mais aussi dans les zones marécageuses, ou la garrigue, dès lors que la végétation est suffisante pour le cacher. De plus en plus l’animal se rapproche des villes fréquentant ainsi les friches aux abords des zones d’activités, industrielles. Animal vaillant et rusé, le sanglier est au cœur du débat cynégétique.

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Vidéo : Attaqué par un sanglier dans la nature

Si le suidé préfère rester discret, certains individus n’ont pas peur d’attaquer ou de charger l’Homme. En France comme ailleurs, les incidents et accidents sont nombreux. En chasse, comme hors-période, le sanglier fait parler de lui. Ne l’oublions pas, le sanglier est un animal sauvage qui n’a pas peur de se défendre, la preuve en est en vidéo.

Son ami chargé par un sanglier, la vidéo

Dans cette vidéo, un sanglier charge un homme. Alors que les deux amis se trouvent en pleine nature, un sanglier les charge. La scène ne se déroule pas en France, mais aux États-Unis, à en croire l’accent et en déterminant le sanglier / cochon sauvage. Ce cochon sauvage est appelé razorback en Amérique. Comme en France, il est la cause de nombreux dégâts agricoles et en parallèle il déchaine les passions chez les chasseurs américains. Aussi agressif que le sanglier, voir plus, il n’hésite pas à se défendre et à faire face. On peut le voir dans la vidéo. Alors qu’il filme son ami pris à partie par le suidé, on voit l’homme tenter d’échapper à celui-ci en grimpant à l’arbre. Finalement, plus de peur que de mal puisqu’à la fin de la vidéo l’animal décide de fuir.

Vidéo issue de la page de Dancin’ Dogs Ranch

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[Vidéo] Un wapiti meurt en franchissant une clôture

Il n’y a pas que chez nous que les clôtures font des dégâts sur les animaux sauvages. Ce wapiti se tue en en franchissant une.

Cela se passe certainement dans le Nord-Ouest des États-Unis. Une harde de wapitis probablement effrayée par un prédateur s’enfuit et franchit une clôture. Tous les animaux la passent sans encombre sauf ce grand mâle qui, handicapé par son poids, retombe mal, plante ses bois dans le sol et se brise le cou.

Il est impressionnant de voir que les corbeaux commencent à tourner au-dessus de ce grand mâle wapiti avant même qu’il ait fini de tressaillir. Les oiseaux aussi ont besoin de se nourrir…

A écouter : Le brame du wapiti (régal ou torture ?)

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Corrèze, un sanglier en centre-ville blesse un homme

Dimanche après-midi, un sanglier s’est retrouvé dans le centre-ville de Brive, en Corrèze. L’animal de 80 kg a blessé un jeune homme de 25 ans à la cheville. Ces événements ne sont plus rares. Les suidés s’aventurent de plus en plus dans les zones urbaines et cela engendre des troubles à l’ordre public.

Le sanglier blesse un homme

L’animal a été aperçu de nombreuses fois dimanche après-midi. Il vadrouillait dans le centre-ville de Brive et semblait blessé. En effet, selon la police, l’animal a été blessé non loin par des chasseurs lors de la battue organisée. Des témoins ont pu prendre une photo de ce moment incroyable dont ils se souviendront longtemps.

Image issue du quotidien La Montagne

Toujours selon la police, « une personne a été blessée par l’animal ». Les sapeurs-pompiers de Brive ont en effet pris en charge un jeune homme de 25 ans, au-dessus de la gare. Il a été par la suite, transporté en « urgence relative » à l’hôpital de Brive. L’animal l’a blessé à la cheville.

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Le sanglier abattu

L’animal a finalement été abattu par un lieutenant de louveterie dépêché sur place. Les chasseurs qui organisaient la battue dans les bois situés à proximité se sont aussi rendus sur place afin de constater et d’évacuer l’animal. Le sanglier faisait pas moins de 80 kg, un bel individu qui aurait pu causer des incidents bien plus importants. Ces scène de présences d’animaux sauvages en zones urbaines non sont plus rares. Notamment pour les sangliers, l’animal s’aventure en ville et n’a plus peur de se défendre en attaquant l’Homme. La preuve en est de cette nouvelle attaque en centre-ville.

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Il filme un sanglier blanc dans les Pyrénées-Orientales

Le sanglier porte le surnom de « bête noire ». Cependant, ce week-end, un homme a pu prouver le contraire. Alors qu’il était en voiture avec sa famille, Gilbert a pu filmer un sanglier hors du commun, blanc. Albinisme ? Leucisme ? A vous de choisir. Cet animal, complétement blanc a pu être immortalisé au travers d’une vidéo.

Une rencontre insolite

Dans la région les sangliers ne manquent pas. Les rencontrer n’est pas rare, cependant, ce week-end, un sanglier exceptionnel a été filmé. En effet, Gilbert et sa famille ont eu la chance de croiser un suidé complétement blanc. Une rencontre extraordinaire qui a pu être immortalisée. Il raconte, « samedi vers 14 h 45, en revenant de la maison de retraite avec ma fille nous avons aperçu ce sanglier sur la route de la Vallée heureuse près du moulin Cassanyes. Il grattait tranquillement une plate-bande d’arbustes près du chemin piétonnier« .

Ce sanglier n’a rien de commun, l’homme saisit son téléphone et le filme. « En général les sangliers adultes sont de couleur grise, mais il arrive très rarement qu’un d’entre eux soit blanc » poursuit-il.

Pour accéder à la vidéo, cliquez sur : Un sanglier blanc filmé

Albinisme ? Leucisme ?

Ce sanglier blanc intrigue. En effet, sa couleur blanche peut être lié à l’albinisme ou au leucisme. Ces anomalies de coloration sont quasiment toujours d’origine héréditaire et donc, génétique. Elles sont globalement au nombre de trois en fonction de la pigmentation. C’est ainsi que l’on distingue :

  • L’albinisme ou le leucisme en cas d’absence ou de défaut de pigments (animal blanc). Ce gène étant récessif, l’albinisme total ne se transmettra que si les deux parents sont albinos.
  • Le mélanisme en cas de surcharge pigmentaire (animal noir)
  • La coloration isabelle en cas d’atténuation des couleurs (animal de couleur « café au lait clair »)

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[Vidéo] Ce cerf saute pour se débarrasser de ses bois

Ce cerf n’est pas atteint d’une crise de folie. Il essaie de se débarrasser des ses bois en sautant. C’est l’époque de la mue pour ce cerf mulet (Mule deer, espèce de cerf vivant aux États-Unis et au Canada).

La mue, ce phénomène étonnant. [ ]

La chute et la formation des bois sont en relation avec la sécrétion de la testostérone (hormone sexuelle). Les cerfs âgés perdent leurs bois en premier, dès le mois de février. Les daguets sont les derniers et la chute peut avoir lieu pour eux jusqu’au mois de mai. Le cerf qui vient de perdre ses bois est appelé cerf mulet. A ne pas confondre avec le mule deer américain (Odocoileus hemionus) de cette vidéo qui est, lui, une espèce de cervidé d’Amérique du Nord.

Les nouveaux bois (les refaits) sont d’abord spongieux et se minéralisent progressivement. Le velours qui recouvre les refaits est un tissu de protection. La repousse complète dure de 120 à, 140 jours. La chute des velours se fait dans le même ordre que la chute des bois. Début juillet pour les grands cerfs et jusqu’à septembre pour les daguets.

Merci à Jeff Enns pour cette vidéo ! Sa chaîne You Tube est à voir ici : Jeff Enns

« Le cycle mystérieux de la chute et du refait saisonnier de ses bois l’assimile à l’arbre de vie. La sève qui nourrit sa ramure surgit des mêmes sources que la semence inépuisable dont il inonde le ventre des biches à la saison du brame. Dans le refait de ses bois, dans l’ivresse du rut et dans le combat contre ses rivaux, il est la fécondité incarnée, l’image vivante de la perpétuelle régénération de la nature. Depuis les temps les plus reculés, sa majesté, sa ramure et sa fertilité ont acquis un pouvoir sans égal sur l’imagination des hommes. » Dominique Venner (Dictionnaire amoureux de la chasse. Éditions Plon)

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(Vidéo) Un cadavre de faon dans la nature se décompose en 5 jours !

Cette vidéo est impressionnante. Elle nous montre comment le cadavre de ce faon s’est entièrement décomposé en cinq jours.

« Dans la nature, rien n’est perdu, tout se recycle », cette phrase du scientifique David Suzuki est parfaitement mise en lumière dans ce film en timelapse de la décomposition d’un cadavre de faon. Il a fallu seulement cinq jours pour qu’il ne reste que quelques os de ce faon, tué dans une collision routière.

Si la caméra était restée plus longtemps, elle nous aurait montré que ce cadavre transformé en bouillie était absorbé par le sol pour le fertiliser. Elle nous aurait montré que de l’herbe et des champignons auraient poussé à cet endroit et auraient été mangés par d’autres cerfs. Le fameux « cycle de vie« , cette période de temps pendant laquelle se déroule une succession de phases qui composent la vie complète d’un organisme vivant.

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Le sanglier « Charlie » est suivi à la trace grâce au GPS

Il y a une quinzaine de jours, la FDC81 capturait un sanglier pour l’équiper d’une balise GPS. Le but, observer les déplacements et les comportements de ces animaux. Cette action, dans le cadre du programme Via Fauna MiPy, permet d’offrir de nombreuses informations, données, scientifiques sur cette espèce, parfaitement adaptée à notre époque et société.

La FDC81 favorable à la connaissance de l’espèce

Le sanglier est souvent considéré comme un indésirable. Cependant, mieux connaître l’espèce permettra d’agir plus efficacement sur ses populations. Cet aspect scientifique et technique, la FDC81 l’a bien compris. Elle a donc décidé de conduire une étude à ce sujet. Cela permettra d’apporter des connaissances sur le sanglier et sa gestion, cela fournira des données environnementales sur les zones à enjeux pour la faune sauvage et ses habitats. Elle offrira aux techniciens de la FDC de meilleures connaissances de terrain sur les corridors écologiques de l’agglomération. Le suidé s’adaptant parfaitement a son environnement il est judicieux de comprendre cette facilité.

« La présence de la faune sauvage en zone péri-urbaine et urbaine est un phénomène de plus en plus fréquent en France. De par son expertise et ses connaissances sur la faune sauvage et ses habitats, la FDC81 est régulièrement sollicitée pour apporter un appui aux collectivités sur ces questions. En partenariat avec le Grand Albigeois, la FDC81 lance une étude complète dans le cadre du programme Via Fauna MiPy » explique la fédération.

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Un programme unique et riche d’informations

Le sanglier, muni d’un collier a été baptisé « Charlie ». Au début de l’étude, l’animal était resté aux portes d’Albi. « Depuis sa dernière virée en campagne, Charlie s’est contenté de passer ses journées et ses nuits à proximité de son lieu de capture. Il reste fidèle à sa remise diurne, où malgré la proximité de la rocade albigeoise et des zones habitées, le calme et la tranquillité règnent. Les sorties nocturnes ne se sont résumées qu’à des visites de pelouses et jardins des quartiers sud-albigeois« , explique la FDC81. Cependant, depuis le 19 décembre, l’animal est parti à l’ouest, loin des premiers relevés GPS. « Ses déplacements sont rapides, toujours droit devant, il semble avoir une idée très précise de là où il va ».

En regardant ses déplacements, les chasseurs constatent qu’en 10h de périple, Charlie s’est retrouvé à 30 km à l’ouest d’Albi. A 20h, il est Marssac-sur-Tarn. A 23h il se trouve à proximité de Cadalen. Il continue et ne s’arrête pas. A 3h30, il est à Montans. Puis, à 6h du matin, « il trouve refuge dans un petit bois à mi-chemin entre Peyrole et Parisot«  constatent les techniciens. Il passera donc la journée du 20 décembre dans ce bois. Un périple qui confirme que les sangliers peuvent parcourir plusieurs kilomètres en journée où de nuit. Cependant, vers 17h le 20 décembre, l’animal revient sur ses pas. Mauvaise destination ? Il refait 20 km dans le sens inverse. Et se retrouve, vers 6h du matin tout près de la RD 964. Il se cantonnera sur site durant près de 3 jours.

©Fédération des chasseurs du Tarn

Avec ce projet scientifique, l’animal devait apporter bon nombre d’information sur l’espèce et son comportement. Aujourd’hui, Charlie apporte principalement des questions, qui trouveront probablement des réponses au fil du temps. Rut ? Recherche de compagnie ? Charlie continue de fournir des informations qui seront précieuses pour l’avenir.

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