Gibier dans nos assiettes, un met sain et local

Le gibier s’invite de plus en plus dans nos assiettes. Afin de valoriser ce met fin ainsi que la filière gibier, le parc naturel régional des ballons des Vosges a invité trois chefs de la vallée de Kaysersberg pour un atelier autour de la venaison. Cet atelier atypique a été l’occasion de faire découvrir et déguster ce viande d’exception, s’inscrivant parfaitement dans l’ère du temps et du « consommons local ».

Un atelier culinaire autour du gibier

Pour la première fois en France, la marque « Valeur Parc Naturel Régional » a été attribuée à une entreprise de la filière gibier par le PNR des ballons des Vosges. Dans ce cadre, afin de valoriser cet atout bien spécifique au territoire le parc a mis en place un atelier culinaire autour du gibier.

« Le gibier est une super ressource naturelle dont on peut prélever une partie, en gérant les populations, tout en conservant un équilibre », précise Édouard Rapp, cogérant de Nemrod. Nemrod est une marque de produits à base de gibiers exclusivement sauvages et français. Il ajoute ensuite dans le quotidien l’Alsace « C’est une viande locale, chassée en Alsace ou dans les Vosges, saine de par l’alimentation naturelle, sans les dérives de l’élevage intensif, et durable ».

Au menu, croustillant de chevreuil aux fruits d’automne

Daniel Zenner, Alain Schmitt et Olivier Nasti ont animé les fourneaux et le menu. Les trois mousquetaires ont pu détailler les étapes de leur réalisation. Ainsi le croustillant au chevreuil aux fruits d’automne plat de saison inventé par Danier Zenner a ainsi pu être présenté et servi. Alain Schmitt lui, a proposé un tartare de sanglier aux figues et marmelade de pêche de vigne. Une recette qui a du goût et l’audace du gibier au rendez-vous. Il souligne que « Le gibier apporte un goût différent. Il y a plein de choses à faire avec, c’est ça qui est génial ». Olivier Nasti chef doublement étoilé a quant à lui préparé un feuille à feuille de biche et foie gras, vinaigrette aux airelles et aux noisettes. Cette recette dont il a le secret figure à la carte de son établissement. « Dans le gibier, il y a un approvisionnement local, une complexité, une saisonnalité… Il faut savoir le sélectionner. Le cerf en plein brame n’est pas bon. Le chamois est meilleur avant la saison des amours », détaille-t-il. Au-delà de la technique des chefs, Olivier Nasti rassure : « Pour moi, le gibier se cuisine comme le bœuf. »

Des recettes exceptionnelles et un public comblé

Les recettes proposées ont pu ravir le public qui a pu participer à la dégustation. Cela a permis de casser les clichés et les  » a priori  » sur ces viandes d’exception trop méconnue aujourd’hui. Valoriser la venaison de la sorte est très judicieux pour la simple et bonne raison que c’est une viande locale, saine et durable, ces adjectifs qui qualifient parfaitement ce met placent la viande de gibier au coeur d’un débat tout à fait actuel : consommer local consommer naturel. De quoi ramener la viande de nos forêts dans nos assiettes. Les chasseurs sont donc depuis toujours dans l’air du temps.

La Seine-Maritime à fond dans la gestion adaptative

Chaque département possède sa fédération de chasse, mais celle-ci reste unique dans sa politique et gestion de la biodiversité. Eric COQUARIX est le directeur de la FDC de Seine-Maritime, véritable passionné, il nous partage, dans une interview, la situation du petit dans ce département. Plus précisément celle de la perdrix, oiseau emblématique de la Seine-Maritime. Action de protection, d’aménagement et innovation dans les comptages, la FDC76 peut être considérée comme pilier de la gestion adaptative.

Chasse, territoires et particularités

Grégoire PORTE : « Eric COQUATRIX, de façon générale, comment se porte la chasse dans votre département de Seine-Maritime ?« 

Eric COQUATRIX : « Aujourd’hui, au niveau des chasseurs, nous sommes à environ 12 000. Ce nombre est relativement stable depuis 5 ans. De plus, comme beaucoup de départements, nous avons une augmentation assez net du nombre de candidats à l’examen du permis de chasser (500 candidats par an).

La première particularité de notre département c’est que nous avons que des chasses privées à part les forêts domaniales. En gros nous avons à peu près 100 000 hectares de bois, dont moitié privé, moitié domaniale. Nous avons aussi une partie chasse sur le domaine maritime public, l’estuaire de la Seine. Quelques communales dans la Vallée de Seine. Mais sinon tout le reste du territoire est en chasse privée, qui sont, elles, de petite superficie. Cela représente environ 6 000 territoires différents.

La seconde particularité de notre département c’est la gestion administrative de toute la faune sauvage. En effet, le fait d’avoir beaucoup de chasses privées engendre un gros volume de demandes à traiter. Nous sommes sur un département riche d’un point de vue gibier, nous avons aussi bien du grand gibier, que du migrateur et du sédentaire. »

Le petit gibier, un axe majeur

GP : « Le petit gibier est-il toujours une priorité pour votre fédération ? »

EQ : « Depuis le premier SDGC, datant de 2004, nous avons beaucoup travaillé sur la gestion du petit gibier. Avant cet outil, nous n’avions pas de moyen de gestion, de ce fait, les prélèvements sur le lièvre ou la perdrix étaient trop importants. La première phase a été de mieux organiser la chasse. On a donc monté des GIC. Aujourd’hui nous avons donc 53 GIC, qui représentent à peu près la moitié de la surface chassable du département. Donc en gros, le message a été «si on veut gérer la perdrix le lièvre le faisan, il faut créer des structures de gestion commune».

Depuis 2004 nous avons donc un plan de chasse lièvre. On ne peut pas le chasser si la demande n’est pas faite. Nous avons en parallèle sur les deux tiers du département un plan de gestion perdrix, qui comme le lièvre, nécessite une demande, si on veut la chasser avec une attribution en fonction des comptages effectués. Pour le faisan en revanche nous avons commencé beaucoup plus tard. Aujourd’hui, on est en un plan de gestion sur la moitié du territoire. Il y a donc des quotas de prélèvements, avec des territoires où il y a interdiction totale de tirer la poule. Et sur le reste du territoire il s’agit simplement d’un plan de gestion avec interdiction de tirer la poule. Le faisan se développe très bien, le lièvre, on arrive à garder des populations stables. 15/20 individus aux 100ha.

En revanche pour la perdrix, on se rend compte que c’est de plus en plus compliqué. Car l’habitat se dégrade, mais on ne comprend pas certaines choses. Par exemple cette année, les conditions météo étaient très favorables, mais la reproduction a été moyenne, voire médiocre. Et nous n’avons pas d’éléments de réponse face à ça. »

GP : « Face aux difficultés rencontrées par les populations de perdrix, quelles actions avez-vous mises en place ? »

EC : « On a mis en place un plan de soutien petit gibier, où la FDC investit 100 000 euros chaque année pour permettre le financement des opérations de repeuplement pour le faisan. Pour la perdrix nous menons des opérations de renforcement des populations, à partir de souches sauvages, car on a créé un collectif perdrix avec d’autres FDC. On récupère ainsi les nids où le couple reproducteur a été tué par un engin agricole ou un prédateur. Les œufs sont mis en couveuse chez un éleveur et on utilise ainsi ces oiseaux, pour créer des oiseaux de souche sauvage (F1 ; F2 ; F3). Ensuite nous pratiquons l’adoption, on identifie les couples sauvages sans jeunes et on fait adopter ces compagnies de souche sauvage. Malheureusement, malgré une très bonne gestion, nous avons une reproduction très moyenne, sans motif d’explication. »

GP : « Pour connaître l’évolution des populations, procédez-vous à des opérations de comptages ? »

EC : « Depuis des dizaines d’années maintenant nous faisons des comptages et des suivis sur la perdrix. De ce fait, on effectue chaque année des échantillonnages sur le département, afin d’obtenir un indice moyen de reproduction à une échelle locale. En mars, au printemps, nous faisons des comptages par battue à blanc. On a donc des informations sur le niveau des effectifs reproducteurs, ainsi que de la reproduction. Par la suite on définit le niveau d’attribution aux 100 ha par secteur de gestion. »

GP : « Afin d’être plus efficace, dans vos opérations de comptages, vous avez utilisez un nouvel outil cette année ? »

EC : « En termes d’échantillonnage, le choix qu’on a fait pour gagner du temps cette année, c’est d’utiliser la nouvelle application SIRENE.TECH. On a donc développé un protocole à partir de cette application pour qu’à la fois le personnel technique et les bénévoles, qui sont formés, puissent identifier les compagnies observées et les géolocaliser. Cela permet également de donner des informations sur le contenu de la compagnie. Il faut remplir l’enquête sur SIRENE.TECH, ce qui permet d’avoir tous les jours, l’information détaillée sur le contenu de la reproduction dans le département et localiser secteur par secteur. Cet outil nous a donc permis de récolter les informations de manière simple et efficace.

Le département est donc complétement précurseur dans la gestion adaptative des espèces. »

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Partenaires et avenir cynégétique

GP : « Quels sont les acteurs qui vous accompagnent dans ces projets ? »

EC : « Autre chose novatrice. Dans le cadre du nouveau SDGC, nous sommes tellement contestés aujourd’hui que j’ai pu proposer à nos élus qu’on inclut dans notre SDGC, un Plan départemental en faveur de la biodiversité et de la lutte contre le dérèglement climatique. C’est-à-dire, que nous sommes en train de co-construire avec les acteurs locaux et départementaux un plan biodiversité, pour montrer que les chasseurs sont très impliqués dans la préservation de la nature. »

GP : « Quel est l’avenir du petit gibier en Seine-Maritime ? »

EC : « Notre département est aujourd’hui très technique. Notre premier SDGC nous a permis de mettre en place la gestion adaptative. Pour continuer de chasser, il faut avoir des populations de gibier qui nous le permettent. Aujourd’hui nous sommes un département où les lâchers sont très rares. Nous gérons quasiment, que des populations sauvages. Donc pour avoir des populations sauvages il faut avoir un territoire de qualité. Nous devons également montrer que nous sommes des protecteurs de la biodiversité. Ainsi, pour que la chasse perdure, il faut s’inscrire dans la gestion adaptative et dans la protection de la biodiversité. »

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Recette, bécasses à la ficelle

Elles arrivent à grands pas, avec elles, les gueuletons entre amis où règne convivialité, terroir et bonne humeur. Découvrez la recette de la bécasse des bois à la ficelle. Une recette digne de ce nom, facile à réaliser et magnifique à contempler. Au bord du feu, bardées de lard, faites vous saliver en surveillant ces mets d’une extrême qualité.

La bécasse ne se vide pas, on lui retire juste les yeux

L’originalité de la bécasse des bois, lorsqu’on vient à la consommer c’est qu’on ne la vide pas. Certaines personnes vous expliqueront que lorsque l’animal s’envole, il lâche ses excréments, ce qui le rend « propre ». Si jamais vous êtes réticent et / ou peu convaincu, vous prouvez retirer les boyaux, seuls les puristes vous le reprocheront.

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Pour préparer la recette de la bécasse à la ficelle, il vous faut :

  • Une ou des bécasses plumées, non vidées;
  • Au moins 60 gramme de beurre;
  • 12 cl d’armagnac;
  • Du sel et du poivre;
  • De fines tranches de poitrines de porc salé;
  • De belles tranches de pain de campagne;
  • Pas moins de 200 grammes de foie gras cru;

Dans un premier temps flambez vos bécasses et bardez-les avec la poitrine, Accrochez-les sur votre broche grâce à votre ficelle. Placez un plat de sorte à récupérer les graisses et le jus de cuisson. Arrosez vos oiseaux avec le jus récolté. Le temps de cuisson, selon le feu varie entre 30 et 45 minutes. En parallèle, beurrez et grillez vos tranches de pain de campagne. Lorsque les bécasses sont prêtes, déposez-les dans le plat et faites les flamber à nouveau. Puis retirez soigneusement le gésier que vous déposerez dans une casserole avec le foie gras et ce qui reste du plat de cuisson. Portez à ébullition ce mélange afin d’arriver à une préparation onctueuse que vous étalerez sur vos tartines ainsi que sur les bécasses. Enfin, déposez sur celles-ci vos bécasses ouvertes par la moitié, côté dos. Vous pouvez, en accompagnement, vous munir de quelques cèpes ramassés au coin d’une allée. Un vin charpenté sera parfait pour accompagner ce repas de chef. Un Gigondas rouge fera parfaitement l’affaire, en effet, sa structure puissante et sa faible acidité offrira le combo parfait.

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Alcoolémie, demi-journée sans chasse, Willy Schraen ouvert aux discussions

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Le débat est animé et les acteurs sont tendus. En effet, il est évident de dire que la chasse vit des heures sombres. Attaques multiples, jour sans chasse, accidents et inconscience poussent les politiques à agir dans l’urgence. Si Willy Schraen tente de défendre la chasse au travers de nombreux médias. Ceux-ci jouissent du sujet et du putaclic que cela engendre. Enfin, soyons conscient d’une chose. La chasse va subir de nombreux changements pour répondre au dictat de l’écologie punitive qui pourrit notre société.

Il faut sortir de l’hystérie cynégétique et politique

Le gouvernement semble clair ces dernières heures. Instaurer un délit d’alcoolémie, mais aussi instauration d’une demi-journée sans chasse le dimanche. Ainsi, pour l’alcoolémie, Willy Schraen, déclare chez nos confrères de FranceInfo être favorable « aux contrôles quand on sera en pratique de chasse ». Il assure en parallèle que les chasseurs « s’autorégulent » et qu’il « y a bien longtemps qu’il n’y a plus d’alcool chez nous, ou très peu, ou de façon exceptionnelle« . Encore aujourd’hui les chasseurs possèdent cette réputation issue du célèbre sketch des Inconnus. Le président de la FNC ajoute. « Maintenant, pour sortir de l’hystérie de certains ténors de l’extrême gauche qui veulent nous faire la peau en permanence. Il faut mettre un test d’alcoolémie, aucun problème« . Willy Schraen y est favorable et souhaite justifier à la société notre autorégulation en termes d’alcool. Ainsi, si cela peut être considéré comme une belle avancée, je doute que cette autorisation soit judicieuse. Devoir se justifier n’est jamais une bonne chose. Enfin, les chiffres sont clairs, en 20 ans, 9 % des accidents sont liés à l’alcool ou aux stupéfiants.

Source OFB

Demie-journée sans chasse, pas impossible selon Willy Schraen

Dans l’interview de FranceInfo, Willy Schraen se dit ouvert à la discussion d’une limitation des jours de chasse. Précisant en parallèle que « quand on est chez soi ou quand on loue le droit de chasse, on a quand même le droit de faire ce qu’on veut dans le domaine privé ». Dans cette interview, le président de la FNC tente de créer une différenciation entre le privé et le domaine public. Cependant, nos politiques seront-ils à l’écoute de cette différenciation ? Pas sûr. Est-ce le début de la fin ? Possible. Willy Schraen lâche durant l’interview, « il est hors de question qu’on lâche le dimanche après-midi, on n’est pas des sous-hommes ». Répondant ainsi à la demande de France Nature environnement d’interdire la chasse le dimanche après-midi. Attendons la suite des hostilités, mais c’est certain, la chasse va subir de nombreux bouleversements.

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Chasse et sécurité, tout est sur la table, même le pire

En début de saison, je sortais un article qui résumait l’ensemble des incidents dès la première semaine de chasse de la saison. Atterré par les comportements dangereux et inconscients de certains chasseurs, de nombreux noms d’oiseaux sont parvenus à mes oreilles. Chasse et sécurité, la priorité. Je vous ai alerté sur la dangerosité de cette insouciance, ce matin, Bérangère Couillard annonce que tout est sur la table, comme l’instauration d’une demi-journée sans chasse.

Angle de tir, alcoolémie, jour sans chasse

La secrétaire d’État à l’Écologie, Bérangère Couillard, a annoncé ce mardi, des mesures pour mieux sécuriser la pratique de la chasse. Une annonce coup de point lors de sa visite d’une opération de contrôle de la police de la chasse. Elle déclare ainsi sur son compte Facebook. « Depuis 20 ans, le nombre d’accidents à la chasse baisse sensiblement mais ils sont encore trop nombreux chaque année : 90 accidents de chasse dont 8 mortels. Dans 2 cas sur 10, des usagers de la nature en sont les victimes. En déplacement dans la Marne, j’ai participé à un examen de permis de chasse et une opération de contrôle par Office français de la biodiversité. Une grande consultation sur la sécurité à la chasse est d’ores et déjà lancée.

L’objectif : améliorer la protection des promeneurs et la sécurité des chasseurs. 3 axes d’amélioration :

  • La formation des chasseurs
  • L’harmonisation des mesures de sécurité et de contrôle
  • L’équilibre du partage des espaces et l’information des promeneurs »

Nouvelles réglementation

Parmi les mesures proposées, il y a la création d’un délit d’alcoolémie. Qui engendre l’interdiction de chasser au-delà de 0.5 gramme d’alcool par litre de sang. L’interdiction du tir d’un gibier qui se trouve en dehors de son angle de 30 degrés. Et enfin, l’instauration d’une demi-journée sans chasse. Cette demie-journée peut être le dimanche, cela a été assumé par Bérangère Couillard. Face à cette dernière mesure possible, la secrétaire d’État annonce « ce n’est pas un sujet tabou. Tout est sur la table ». On peut donc craindre le pire en termes de liberté individuelle. Bérangère Couillard souhaite d’ici la fin de l’année aboutir à une réglementation concrète. Amis chasseurs, vous êtes prévenus, la chasse est à un tournant de sa pratique.

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[Vidéo] Quadruplé de sangliers, une chasse exceptionnelle

Les chasses se suivent mais ne se ressemblent pas. Certaines journées resteront à jamais graver dans votre mémoire, d’autres se feront plus discrètes. La saison dernière, un jeune chasseur a pu filmer et immortaliser une scène magnifique. Un quadruplé de sangliers. Sang-froid, précision, sécurité, tous les éléments étaient au rendez-vous pour ce moment unique et inoubliable.

Quadruplé de sanglier, c’est dans la boîte

Si la chasse nous fait vivre de véritables moments d’émotions, il n’est jamais simple de les gérer et de garder la tête froide. Pourtant, c’est ce qu’a fait ce jeune chasseur, posté en battue. Si la battue était plutôt calme au début, à la fin tout s’accélère, passant d’une battue lambda à une battue d’exception. Titi chasse, de son nom de Youtubeur, a donc filmé une scène incroyable. Alors qu’il est posté, un premier sanglier levé arrivé à son poste, à seulement quelques mètres. Une balle suffira à le stopper net. Quelques instants après deux autres sangliers arrivent dans la même coulée que le premier. Précision, sang-froid, concentration, Titi lâche deux balles, les sangliers resteront à quelques mètres de lui. Enfin, un dernier suidé prend la coulée, il suffira d’une balle pour l’arrêter. En quelques secondes, ce jeune passionné vient de réaliser un quadruplé de sangliers. Une chasse incroyable dont il se souviendra longtemps.

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Chasse au vol dans l’Aveyron

La fauconnerie est, de par sa nature même, un mode de chasse respectueux de l’environnement et des écosystèmes. Au plus près des animaux, en se servant de leur instinct de prédation, les fauconniers pratiquent une chasse merveilleuse et ancestrale. Ainsi, en Aveyron, Andréa et Florian ont réalisé une présentation magistrale sur la fauconnerie. Passionnés, ils ont su donner à la chasse au vol ses lettres de noblesses.

La chasse au vol, authenticité et naturel

Pour le grand public, le mot « fauconnerie » est devenu générique. Il recouvre les activités de la chasse au vol proprement dite, la volerie (spectacle), l’effarouchement pour la gestion des risques aviaires. Cependant, pour les fauconniers, la fauconnerie se destine exclusivement à la pratique de la chasse au vol.

Lire aussi : La fauconnerie est l’art de prendre du gibier sans armes, avec la seule aide d’un oiseau de proie

En Aveyron, cette pratique cynégétique a ainsi pu être valorisée et présentée par Andréa et Florian. Cette pratique cynégétique a besoin de se faire connaître. Pour beaucoup, il s’agit d’une chasse ancestrale. Cependant, elle est aujourd’hui ultra-moderne. Ce mode de chasse, qui demande un investissement de tous les instants, consiste à capturer un gibier à l’aide d’un rapace affaité et d’un chien d’arrêt. On distingue deux types de chasse dans la fauconnerie. Le bas-vol, pratiqué notamment avec des autours, des buses de Harris et des éperviers. Ainsi que le haut-vol, réalisé par des faucons. Découvrez ainsi la fauconnerie au travers d’un magnifique reportage.

Grâce à cette magnifique présentation, celle-ci sera inscrite au catalogue des formations de la fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron. Ainsi, tous les ans Andréa et Florian feront découvrir leur passion. Une belle démarche pour la chasse et pour l’ensemble de ces passionnés.

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Lutte anti-braconnage, 5 personnes verbalisées dans le Nord

Si les médias s’emparent souvent du sujet comme un acte de chasse, il en est différent du monde cynégétique. La chasse est réglementée et encadrée, le braconnage est lui un acte illégal et condamnable. Limiter ces actes est une des missions des fédérations départementales des chasseurs. Ainsi, dimanche 9 octobre 2022, les agents de la FDC59 ont interpellé et verbalisé des figures locales connues pour des actes de braconnage réguliers. Une bonne nouvelle.

Braconnage, cinq personnes verbalisées

La FDC59 se félicite du coup de filet réalisé par ses agents fédéraux. En effet, le 9 octobre, les agents ont interpellé plusieurs personnes connues pour acte de braconnage. La FDC59 témoigne :

Lire aussi : Légifrance, le braconnage

« Depuis plusieurs années, un groupe d’individus s’adonnait à des parties de chasse sans être titulaire du permis de chasser et sans se préoccuper des limites de territoire, ni même de la réglementation en vigueur. C’est malheureusement plusieurs dizaines de véritables chasseurs qui se trouvaient pénalisés par les agissements de ces quelques personnes malveillantes.

Les plaintes successives des chasseurs locaux ne pouvant rester sans suite, nos agents fédéraux ont décidé de prendre les choses en main. Après un travail d’investigation et de repérage d’Emilien Hennebelle, notre agent local, la décision fut prise de mettre fin aux agissements de cette équipe du Cambrésis. Une opération impliquant 4 agents, en l’occurrence Olivier Décout, Jean-Luc Delcourt, Philippe Devleeschauwer et Sébastien Derache a donc été organisée. Cependant, certains des protagonistes étant bien connus des forces de l’ordre comme violents et prêts à tout, des précautions devaient être prises. C’est pourquoi, l’intervention a eu lieu avec la collaboration du tribunal judiciaire et l’appui sur le terrain de 2 gendarmes de la brigade de Le Cateau. Il aura fallu être patient, mais le filet s’est finalement refermé sur le poisson visé durant l’après-midi de ce dimanche 9 octobre. Malgré une interpellation un peu houleuse, puisque le véhicule fédéral a été volontairement percuté par l’auteur principal du groupe, ce sont 5 personnes qui ont été verbalisées pour chasse sans permis de chasser, chasse sans assurance, et non-respect du schéma départemental de gestion cynégétique.

La FDC 59 tient à féliciter l’ensemble du service des agents pour leur travail et leur sang-froid et à remercier le tribunal judiciaire de Cambrai et les gendarmes de la brigade de Le Cateau sans qui cette opération aurait pu connaître une fin moins heureuse. La FDC59 s’est évidemment constitué partie civile contre les auteurs nuisant tant à l’image de la chasse, qu’aux efforts de gestion et de limitation que s’imposent nos gestionnaires de territoires.
Bravo à tous ! »

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[Vidéo] L’importance des conducteurs de chien de rouge

À la chasse, il peut arriver de blesser un animal ou de ne pas être certain de sa balle. Il est donc toujours important de vérifier. Si les doutes persistent, que selon vous, la situation nécessite l’avis d’un expert, il est temps d’appeler un conducteur de chien de rouge. Ces passionnés, formés, vous permettront de retrouver l’animal blessé, de connaître l’importance de la blessure ou de confirmer que l’animal est bien loupé.

La recherche au chien de sang

Qui, à l’affût, à l’approche et encore plus en battue, n’a jamais douté de son tir sur un grand gibier ? Blesser un gibier est involontaire, mais il arrive parfois que les conditions ne permettent malheureusement pas de tuer net le gibier visé. Mais le plus triste, c’est que tous les chasseurs n’ont pas l’automatisme d’appeler un conducteur de chien de rouge. On estime ainsi qu’entre 10 et 20 % des animaux tirés, sont blessés et ne sont pas recherchés ou le sont mal. Des chiffres encore trop élevés qui ne demandent qu’à baisser.

Lire aussi : Union Nationale pour l’Utilisation de Chiens de Rouge

Pour rappel, l’appel à un conducteur de chien de sang est totalement gratuit. Il vous sera reconnaissant de le contacter, de faire travailler son chien. En parallèle, vous aurez la conscience tranquille, le fait de vouloir éviter des souffrances inutiles à un animal doit être source de motivation. Ainsi, vous découvrirez ci-dessous, une vidéo sur l’importance de ces personnes, réalisée par la FDC12.

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[Vidéo] Partez chasser avec Alexis Hunting

S’il y a bien un passionné aux vidéos passionnantes, c’est Alexis Hunting, sans oublier Laser, son fidèle ami. Investi dans la gestion des espaces naturels, il est, depuis tout petit passionné par la chasse et la nature. Dans sa chaîne YouTube, dédiée à sa passion de la chasse du grand gibier, Alexis nous fait vivre de grandes émotions au poste comme à la traque.

Alexis Hunting, l’amoureux du grand gibier

Grand passionné de chasse, de la faune et des espaces naturels, Alexis Hunting a créé sa chaîne YouTude dans le but de partager sa passion et ses observations. Ce passionné cartonne aussi par ses publications photographiques. Il possède une page Facebook et Instagram. En effet, lorsqu’il en a le temps, il part observer les cerfs et les suit année après année. « En mêlant ces deux passions sur les mêmes territoires cela me permet de suivre et de voir l’évolution des animaux en milieu sauvage année après année jusqu’à leur fin. Et ce, avec toutes les espèces. Mais particulièrement le cerf élaphe qui, de par son aspect majestueux, sa discrétion, me rend ébahi à chaque rencontre, comme un enfant devant sa célébrité préférée ». Des histoires et observations fortes, qui se veulent passionnantes et pédagogiques.

Fort de ses 10 500 abonnés, il valorise la chasse du grand gibier au travers la traque et la battue. Découvrez donc sa chaîne au travers de nombreuses vidéos passionnante ou la passion est reine.

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