Z’avez une petite pièce ? L’appel aux dons de Yannick Jadot

Avec moins de 5% des votes, EELV ne sera pas remboursé de ses frais de campagne. Après avoir appelé à voter Macron, Yannick Jadot a lancé un appel aux dons pour éviter la banqueroute pour son parti.

Les fins de mois vont être difficiles chez les verts

N’ayant pas atteint la barre des 5%, EELV ne touchera que 800 000 euros au lieu des 8 millions possibles. Le parti avait emprunté 6 millions d’euros pour cette campagne. Il doit trouver 2 millions en 5 semaines pour honorer ses premières traites. Jadot a donc lancé un appel à la générosité publique pour boucher le trou. « L’écologie a besoin, dès ce soir, de votre soutien financier pour poursuivre ses indispensables combatsJe vous invite à vous rendre sur le site ‘‘Soutenir les écologistes’’ pour faire un don. » Son intervention hier soir, suite à l’annonce des résultats aura été particulièrement brève. Pas plus de 8 minutes dont plus de la moitié pour appeler aux dons. Il semble que ce résultat avait été anticipé puisque la plateforme de dons a été créée le 8 mars soit 2 jours avant les élections…

Ne boudons pas notre plaisir, la déroute des Verts est une bonne nouvelle. Rappelons-nous les attaques que nous avons subies de la part de ce parti et de ses dirigeants, Jadot, Bayou, Rousseau…

Yannick Jadot : « Les chasseurs prennent en otage le reste de la société ». « La chasse est un permis de tuer pour le plaisir ». « Oui, j’assume pleinement de vouloir interdire les pratiques cruelles de chasse de loisir. »

Julien Bayou : « La chasse, y en a marre » « La chasse est une pratique hors d’âge, un loisir morbide et dangereux »…

Sandrine Rousseau : « Je pense qu’il faut arrêter la chasse complètement. » . « Ça n’est pas un loisir, juge-t-elle, que d’aller tuer les animaux le week-end, avec des fusils, qu’on peut aller ensuite braquer contre sa femme le reste de la semaine. »

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Si on touche à la chasse aux palombes, « ce sera un conflit dur ! ».

Dans le Lot et Garonne, les chasseurs de palombes l’ont dit clairement « Nous n’accepterons pas que l’on touche à la palombe ». S’il le faut, ils transformeront les palombières en ZAD ou Zones à Défendre. Des chasseurs transformés en « zadistes », l’heure est grave !

Des chasseurs prêts à défendre leurs traditions

L’assemblée générale de la FDC du Lot et Garonne est l’occasion de rassembler les chasseurs, de dresser un bilan et d’envisager l’avenir. Mais pas besoin de motiver les chasseurs du département ! Ils sont inquiets mais n’ont pas l’intention de se laisser faire. Les attaques subies par les chasses traditionnelles ces dernières années laissent présager de nouvelles offensives et, particulièrement, contre la chasse aux palombes. Ce serait inacceptable pour eux et ils le font savoir avec force. Le président de la FDC se fait leur porte-parole et déclare : « Toucher à notre tradition, c’est purement et simplement inacceptable. Si le Conseil d’État casse l’arrêt d’autorisation relatif à la palombe, nous considérerons qu’il s’agit d’une attaque directe contre nous. Je peux vous dire que dans nos bois, chaque palombière deviendra une ZAD, une Zone à défendre. Et ce sera un conflit dur… »

Site FDC du Lot et Garonne

Des chasseurs déçus par le quinquennat qui s’achève

Ici, on n’a pas apprécié la prise de position publique du président de la FNC en faveur du candidat Macron. Dans le Sud-Ouest on se sent floué et trahi par l’actuel président de la République. La nomination de ministres ouvertement anti-chasse n’a pas été appréciée et le peu d’empressement (litote) que Barbara Pompili a montré pour défendre les arrêtés autorisant les chasses traditionnelles n’est pas passé inaperçu. « Je dirais même que le ministère n’avait pas rédigé un texte favorable… La copie n’était pas assez soignée. Et la ministre pas trop motivée… » Les chasseurs de palombes qui sont nombreux dans ce département ne sont pas prêts de l’oublier.

Quelques autres candidats à la présidentielle sont « épinglés » par le président de la FDC du Lot et Garonne, les programmes de Jadot et Mélenchon sont clairement identifiés comme anti-chasse et le président de la FDC ne mâche pas ses mots : « Jadot et Mélenchon veulent interdire la chasse ! Enfin, ils veulent commencer à l’interdire les week-ends et pendant les vacances scolaires. Parce qu’ils croient que les chasseurs ne travaillent pas, et qu’ils peuvent chasser tranquillement la semaine ? Et pourquoi un jeune passerait-il son permis, s’il ne peut pas pratiquer le week-end ou pendant les vacances ? Non, ces deux candidats veulent au bout du compte que la chasse disparaisse de France. Et on ne laissera pas faire. »

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Les promesses du candidat Macron aux présidents de FDC

La campagne électorale est la période des promesses. Voici celles du candidat Macron aux chasseurs. C’est l’objet de la lettre envoyée aux présidents de FDC le 6 avril. Rappelons-nous cette phrase de Georges Clémenceau :« On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. »

Un résumé des engagements contenus dans la lettre

Cette lettre envoyée aux présidents de fédérations départementales des chasseurs aborde presque tous les sujets qui font débat actuellement. C’est un programme alléchant mais

Certaines auraient pu être prises pendant le premier mandat. Pourquoi ne pas l’avoir fait ? Et pourquoi faire confiance maintenant ? N’oublions pas que le programme des Jeunes avec Macron (JAM) contient des mesures anti-chasse pleinement assumées : interdiction de la chasse à courre, interdiction des lâchers de gibier, etc, etc … D’ailleurs, la vènerie n’est absolument pas mentionnée dans ce courrier. Pourquoi ? Est-ce un oubli ou un gage donné aux JAM ? Il n’est pas fait mention non plus du fameux ministère de la ruralité. Nous avons paraît-il actuellement un secrétaire d’État à la ruralité. Il a été particulièrement discret depuis sa nomination. En fait il n’a fait parler de lui que lorsque nous avons fait remarquer qu’il était un des signataires du RIP de Hugo Clément… Quel affront pour les ruraux !

Dégâts grand gibier

« J’ai parfaitement conscience que le système instauré en 1968 a atteint ses limites. »

participation de l’État au financement des dégâts agricoles grand gibier

financement exceptionnel immédiat de l’État pour compenser la hausse actuelle des cours agricoles.

Police de la chasse

– renforcement des missions de la police de la chasse des agents de l’OFB

– renforcement des missions de police de chasse des agents des fédérations

possibilité d’extension des missions des agents fédéraux vers une police environnementale de proximité, en concertation avec les élus locaux

Gestion adaptative

relance de la gestion adaptative pour les espèces fragiles et pour les ESOD. (Il faut se rappeler que le comité de gestion adaptative n’a jamais réussi à travailler correctement tant les oppositions au sein de ce comité ont été sources de conflits).

programme de connaissance scientifique des espèces auquel les chasseurs seront associés. C’était déjà le cas et toutes les fédérations ainsi que des organismes scientifiques comme l’IMPCF ou l’ISNEA ont accumulé des sommes de données à ce sujet et qu’elles ne sont pas utilisées. D’ailleurs, où est passée la base de données de l’ex-ONCFS ? Elle n’est toujours pas disponible sur le site de l’OFB.

Chasses traditionnelles et chasse des oies

le gouvernement préparera de nouveaux arrêtés d’ouvertures des chasses traditionnelles. Cela concernera-t-il toutes les chasses traditionnelles : glu, pantes, matoles, tenderies ?

possibilité d’ouverture de la chasse à l’oie cendrée en février dans le cadre du plan de gestion européen

Chasse le week-end

pas d’interdiction de la chasse les WE et congés scolaires mais imaginer des solutions par la concertation locale

Filière venaison

engagement en faveur de la filière venaison. Sous quelle forme ? Avec quels acteurs ? Comment empêcher que des réglementations trop tatillonnes handicapent la commercialisation de la venaison ?

Instauration du délit d’entrave

adoption du délit d’entrave rural, pour la chasse et pour l’agriculture. Pourquoi ne l’avoir pas fait pendant son premier mandat ?

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Nicolas Lottin le passionné tire sa révérence

Il y a beaucoup de raisons d’aller en baie de Somme. Non seulement c’est une des plus belles baies du monde mais en plus elle est le terrain de chasse de huttiers passionnés et vrais défenseurs de leur passion. Nicolas Lottin est l’un d’entre eux.

18 ans à la tête de l’ACDPM de la baie de Somme

C’est un vrai passionné de chasse à la hutte. On peut souvent le croiser les soirs d’hiver sur sa mobylette, allant rejoindre son installation située en baie de Somme entre Saint-Valéry et le Hourdel. Fervent défenseur de la chasse et en particulier de celle du gibier d’eau, Nicolas se sera dépensé sans compter pour défendre notre passion.  

Son mandat de 18 années n’aura pas été de tout repos. Il a fallu d’abord essayer de canaliser l’enthousiasme et la vigueur de ses adhérents. Ce qui n’est pas une mince affaire, n’est-ce pas Kevin, Johann et tous les autres ? Il aura aussi fallu subir les décisions gouvernementales défavorables aux sauvaginiers et la montée des mouvements anti-chasse.

Évidemment, le sujet le plus brulant est celui de la chasse aux oies pendant le mois de février. Tous les passionnés jugent cette interdiction incompréhensible. Gazées dans certaines régions des Pays-Bas car trop nombreuses et responsables de dégâts et de nuisances ; il est impossible de les chasser en France pendant le meilleur mois.

L’arrêt de la chasse du courlis cendré a été très mal vécu en baie de Somme où il est principalement chassé au cercueil ou à la toile. De nombreux chasseurs ne reprendrons d’ailleurs pas leurs permis de chasse suite à cette nouvelle attaque contre leur passion.

Comme si tout cela ne suffisait pas, Nicolas Lottin aussi dû affronter les épisodes de grippe aviaire. Cette fameuse grippe qui empêche de transporter les appelants. Sans eux la chasse à la hutte n’a plus aucun sens. Les huttiers s’insurgent contre ces interdictions alors que les transports industriels de volailles venus des pays de l’Est ne semblent pas concernés… Cette incohérence aura toujours fait enrager Nicolas Lottin. Il fut un président courageux, enthousiaste, dévoué et fier de sa passion. Tous les huttiers lui souhaitent de bien profiter du temps libre que sa décision d’arrêter va lui permettre d’avoir.

Un nouveau bureau est désigné

Lors de sa dernière assemblée générale, Nicolas était rassuré de voir un nouveau bureau se mettre en place pour lui succéder. La tache est rude et il faut rappeler à tous que cet engagement est bénévole. La nouvelle équipe de passionnés, pleine d’énergie et d’ambition, entend bien se dévouer pour cette chasse. Ils auront à faire fonctionner une des plus grandes associations de chasse de France. Bon courage à eux et longue vie à l’ACDPM-Baie de Somme !

Voici les membres du nouveau bureau : Nicolas Bruvier, David Dubos, Wilfrid Queval, Aurélien Valle, Alain Roger, Alex Loisel, Johann Auzou et David Rasse.

Site de l’ACDPM Baie de Somme

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Connaissez-vous Alca Torda, centre de soins de la faune sauvage ?

Loin de l’agitation médiatique, Alca Torda accueille, soigne et relâche des animaux sauvages. Cette structure financée en grande partie par la FDC des Landes fait un travail remarquable. Un superbe exemple de ce que peuvent faire des passionnés compétents.

Alca Torda a été créé après les marées noires de 1999 et 2003

Son nom vient du pingouin torda appelé aussi petit pingouin dont le nom scientifique est Alca Torda. Cet oiseau avait particulièrement souffert des marées noires de l’Erika (1999) et du Prestige (2003). De nombreux bénévoles s’étaient mobilisés lors de ces catastrophes écologiques pour sauver les oiseaux touchés par le mazout. La FDC des Landes avait alors participé au financement de ces opérations et avait mis des locaux à la disposition des sauveteurs. C’est en 2005 que la structure permanente voit le jour. Le centre s’est installé dans les anciens locaux de la maison de la chasse à Pouydesseaux, à l’ouest de Mont-de-Marsan. La FDC 40, le conseil départemental et la région assurent son financement.

Consulter : Alca Torda (site internet du centre)

Des missions variées

Le centre a six missions principales : soigner et relâcher, sensibiliser, accueillir des étudiants, identifier et acheminer tous les animaux ayant subi un traumatisme, être une zone de transfert pour tous les animaux issus de trafics ou de braconnage et enfin s’insérer dans un réseau plus vaste pour donner un maximum de chance aux animaux. Du fait de son histoire et des circonstances de sa création, Alca Torda se spécialise dans les soins aux oiseaux mazoutés et aux petits mammifères de moins de 6kg. Depuis sa création, plus de 900 animaux ont été accueillis dont 85% sont d’espèces protégées. L’activité humaine impacte de plus en plus la faune et le nombre d’animaux recueillis est malheureusement en constante augmentation.

Le centre Alca Torda s’engage aussi dans la sensibilisation aux bonnes pratiques vis-à-vis des animaux. Cela se traduit par des partenariats avec les agriculteurs pour mettre en oeuvre des actions qui favorisent la biodiversité. Mais aussi par une communication en direction du grand public pour éviter des comportements à risque même s’ils partent d’un bon sentiment. Éviter, par exemple, de nourrir les oiseaux avec ce genre de filets qui deviennent des pièges pour les passereaux.

Un centre remarquablement équipé

Le centre est une des structures les mieux équipées de France pour soigner les animaux recueillis. Il s’étend sur 800 m2 de bâtiments qui comprennent :

Une partie des installations du centre

- Deux salles de stabilisation 
- Une salle de lavage pour les oiseaux mazoutés 
- Une salle de séchage pour oiseaux mazoutés 
- Une infirmerie 
- Un laboratoire 
- Une quarantaine 
- Une nursery 
- Une salle d’élevage des proies 
- Une salle de préparation alimentaire 
- Cinq volières de rééducation 
- Six volières de préparation au relâcher 
- Huit boxes d’isolement 
- Huit piscines pour la réimperméabilisation des oiseaux de mer

Alca Torda, un exemple de l’implication des chasseurs dans la protection de la biodiversité

Alca Torda est le parfait exemple de ce que peuvent faire des personnes passionnées et compétentes réellement impliquées dans la protection de la faune. Que ce ce centre ait été créé par une FDC n’est pas une surprise. Cela démontre encore une fois que les chasseurs sont de vrais connaisseurs et amoureux de la nature. Le dernier spot TV de la FNC met d’ailleurs en valeur ce travail bénévole de milliers d’entre nous. Il faut que cette implication soit reconnue par tous, c’est le but de cette campagne de publicité.

Il faut aussi que le grand public ne se fasse plus abuser par de dangereux amateurs dogmatiques qui font plus de mal que de bien. Faut-il rappeler ici l’échec retentissant du zoo de Pont-Scorff ou la gestion déplorable du domaine de Valfanjousse ? Hugo Clément et ses amis de Rewild ou de l’ASPAS feraient bien de venir faire un stage dans cette belle structure…

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Le nouveau spot TV de la FNC pour promouvoir l’action des chasseurs

Voici la nouvelle campagne de publicité de la FNC. Vous pourrez la voir sur 17 chaînes des groupes TF1, M6, Canal + (CNews, C8, CStar) et RMC. Encore une fois les chaînes du service public ont refusé de diffuser ce clip.

Un film qui montre l’action des chasseurs au profit de l’environnement.

Le but est de faire connaître au grand public l’action des chasseurs au profit de la nature et des éco-systèmes. Souvent la chasse se résume, pour ceux qui ne la connaissent pas, à l’acte de tuer. La FNC veut montrer que les chasseurs s’investissent bénévolement dans la sauvegarde des biotopes, de la nature et de l’environnement. Le film a été tourné dans le Maine-et-Loire et en Haute-Garonne.

Willy Schraen explique le but de ce clip : « Nous nous montrons tels que nous sommes. Notre objectif est que l’image des chasseurs gagne en modernité et en sympathie. Nos fédérations sont agréées au titre de la protection de l’environnement, ce que nous mentionnons à la fin du film. Ce n’est pas un slogan publicitaire mais une réalité.

Lire aussi : Nouvelle campagne TV (FNC)

Encore une fois le service public refuse de diffuser notre clip vidéo

Willy Schraen exprime sa surprise, voire son mécontentement : « Pourtant, pour la deuxième année consécutive, France Télévision refuse de diffuser notre spot. Ce qui est inadmissible. De quoi a peur le service public ? Son rôle n’est-il pas d’assurer un minimum de pluralisme sur ses antennes ? »

Pourquoi les chaines de service public refusent cette diffusion ? Leurs dirigeants et journalistes mettent tous les jours en avant leur « mission de service public ». Il semble que la notion de service public ne soit pas comprise de la même manière par eux et nous. Pour eux, il s’agit plus de servir une idéologie que le public. C’est une trahison de la mission du service public organisé autour de 3 principes dont « l’égalité devant le service public ». Il signifie que toute personne a un droit égal à l’accès au service. Ce principe est constitutionnel.

L’inégalité de traitement que subit la FNC contrevient à la définition même du service public. Cela ne semble pas émouvoir les grands donneurs de leçons que sont les journalistes et dirigeants de ces chaînes. Ils préfèrent donner du temps d’antenne à un manipulateur comme Hugo Clément. Qu’a fait celui-ci pour l’environnement ? Rien si ce n’est, bénéficier de sa popularité pour lancer des appels aux dons pour des actions qui se sont toutes révélées être des fiasco. Le zoo de Pont-Scorff et Valfanjousse en sont des exemples flagrants. Une des sources de financement de ces chaînes est la redevance que paie tous les français dont les chasseurs.

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Les “réserves de vie sauvage”, nouvelle forme de colonialisme ?

Fin de la saison et bilan de la société de vènerie

C’est la fin de saison pour la chasse à courre et le bilan fait par la société de vènerie est encourageant.
Face à des échéances électorales importantes, la vènerie affirme sa vitalité et son adaptation aux exigences du monde moderne.

Une vènerie toujours pleine de vitalité

Dix nouveaux équipages ont été créés cette saison. Deux chassent le chevreuil, quatre le lièvre, trois le renard et un le sanglier. Ils témoignent de la vitalité de la vènerie dans toutes les régions de France. Disposant de territoires bien identifiés, nos nouveaux-venus ont effectué leur première saison en parfaite harmonie avec les riverains et les autres chasseurs, à l’instar des 380 autres équipages. Les « engagements des veneurs », précisés l’année passée, attestent de notre détermination à nous adapter aux exigences du monde moderne. Partage harmonieux de l’espace rural, respect de la biodiversité et des animaux chassés, soin de nos 30 000 chiens de vènerie et 8 000 chevaux de chasse, et volonté de transmettre ce patrimoine vivant que représente la vènerie.

Une opposition en perte de vitesse

Sur le front de l’opposition à la chasse à courre, la mobilisation n’y est plus. Seuls deux groupuscules anti-chasse résistent encore, en Picardie et dans les Yvelines, s’obstinant à perturber les chasses de cinq équipages (sur 390). Ceux qui ambitionnaient de voir leur combat dérisoire devenir une cause nationale, à grands renforts de manipulations et de sondages biaisés, connaissent départs et divisions. La cause anti-chasse est devenu un business et l’attribution des subsides des associations qui les soutiennent attise les convoitises et favorise les scissions. Les transfuges, de plus en plus nombreux, en témoignent. Citons ainsi Alexis Barbier, trop longtemps connu, dans quelques massifs forestiers, pour des actions « coup de poing » et qui, au cours de la saison écoulée, a « tout déballé » sur les procédés de nos opposants. Un coup dur pour ces mouvements désertés par ceux qui avaient d’abord cru leur propagande.

Elections présidentielles et législatives

Les élections présidentielles auront vu la condition animale apparaître timidement dans le débat. Quelques rares candidats ou leurs porte-paroles ont cru cependant opportun de s’attaquer à la chasse à courre, une prétendue « cruauté » de notre mode de chasse constituant leur unique argument. Seule la candidate Lutte Ouvrière a stigmatisé les « riches oisifs en mal de distraction » qui la pratiqueraient, démontrant par là-même sa faible connaissance du sujet. Redisons-le toujours, la chasse à courre n’est pas cruelle, elle est naturelle. Il est naturel que des animaux sauvages fuient leurs prédateurs ; ils ont, pour ce faire, développé depuis la nuit des temps des capacités physiques et sensorielles extraordinaires qui leur permettent d’échapper à nos chiens trois fois sur quatre.

Nos priorités : expliquer la chasse à courre et former les veneurs

Expliquer la vènerie, c’est la faire mieux comprendre et accepter de nos contemporains. Cette volonté d’expliquer a déjà porté ses fruits chez nos élus, interpelés par les veneurs dans les 70 départements où la chasse à courre est pratiquée. Elle sera, bien sûr, poursuivie auprès des députés qui constitueront la nouvelle Assemblée nationale, issue des urnes en juin prochain.

C’est aussi le grand public qui doit être informé. Pour ce faire, des vidéos sont diffusées régulièrement sur les réseaux sociaux pour expliquer la vènerie, loin des idées reçues et des interprétations calomnieuses que tentent d’en donner nos opposants.

La société contemporaine est aussi en attente d’expertise de la part des pratiquants de notre sport. Nous gérons des meutes de chiens et des chevaux ; il nous faut démontrer notre capacité à les bien traiter dans l’exercice de notre activité. L’intersaison qui démarre procurera l’occasion, pour tout veneur, d’améliorer sa connaissance de ses chiens comme de ses chevaux. Un programme de formations important est proposé : une douzaine de rendez-vous entre avril et septembre. Ces formations sont présentées dans une brochure disponible sur simple demande.

Lien vers le site de la Société de Vènerie

Les verts financés par Gazprom ? S’agit-il d’un lobby Yannick Jadot ?

Yannick Jadot est furieux du soutien apporté par Willy Schraen au candidat Macron. Il veut donc une loi de « séparation de l’État et des lobbies ». Il oublie qu’il sera peut-être la première victime de cette loi si elle voyait le jour. Des révélations récentes mettent en lumière les liens entre Gazprom, le géant gazier russe et des organisations et partis écologistes européens.

Les verts et Gazprom ont des intérêts communs.

Les organisations écologistes et les partis verts européens luttent depuis toujours contre notre nucléaire civil et militaire. Les pays producteurs de gaz aussi. Ils ont tout intérêt à ce que nous ne soyons pas autonomes en matière énergétique. Il faut donc affaiblir notre industrie nucléaire. Ils auraient trouvé des alliés avec les partis verts européens et des organisations écologistes du monde occidental.

Cette lutte contre le nucléaire a des motifs différents mais le but est le même. Pour les verts, la raison officielle est de « sauver la planète ». Pour Gazprom, il s’agit de nous empêcher d’être indépendant et donc de nous fournir du gaz. Il semble donc naturel qu’un géant gazier comme Gazprom cherche à aider les gens qui veulent la fin de cette industrie qui garantit notre indépendance énergétique. L’intérêt du gouvernement russe est de lancer de vastes campagnes de désinformation contre notre nucléaire civil en finançant les organisations qui s’y opposent depuis toujours : les verts.

Gazprom aurait financé les verts européens

Des médias sérieux mais aussi, le secrétaire général de l’OTAN et des parlementaires américains se sont indignés que des ONG « vertes » et des partis écologistes reçoivent des financements de Gazprom. « J’ai rencontré des alliés qui peuvent rapporter que la Russie, dans le cadre de ses opérations sophistiquées d’information et de désinformation, s’est engagée activement auprès de soi-disant organisations non gouvernementales pour maintenir la dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe importé. » Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN (2014)

Dominique Reynié de la fondation pour l’innovation politique l’expliquait le 26 février dernier : « On a retrouvé des financements de Gazprom en particulier dans des ONG écologistes qui ont fourni des ministres à certains pays d’Europe et qui ensuite sont embarqués dans une sorte de retour d’ascenseur en défendant la sortie du nucléaire« .

En Allemagne, les principales organisations écologistes (WWF, BUND, NABU) ont créé une fondation pour l’environnement. Celle-ci a reçu une dotation de 10 millions d’euros de Gazprom via sa filiale Nordstream. Cette somme n’est contesté ni par Nordstream ni par les organisations en question.

Lire : Financement des écologistes allemands par Nordstream (question au parlement européen)

En Belgique, l’actuelle ministre fédérale belge de l’Énergie, Christinne Van der Straeten, du parti vert était associée d’un important cabinet d’avocat dont le plus gros client est Gazprom. A peine nommée au ministère, cette militante s’est employée à démanteler le nucléaire civil belge. Quelle coïncidence troublante…

Lire aussi : Conflit d’intérêts pour la ministre de l’Énergie ? (Le Post)

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Willy Schraen en politique

La récente prise de position publique de Willy Schraen fait réagir. En bien, en mal ; les chasseurs, les non chasseurs ; nos opposants et nos soutiens. Le cardinal de Richelieu disait « La politique est l’art de rendre possible le nécessaire. » Cette déclaration était-elle nécessaire ?

Politique ou politicien ?

Pourquoi la chasse et les chasseurs sont-ils entrés dans l’arène politique ? L’ont-ils fait volontairement ou y ont-ils été obligés ? Qu’ont-ils à y gagner ? Qu’ont-ils à y perdre ? Chasser aujourd’hui est politique au sens fort du terme. Lorsqu’on arpente les bois et les campagnes avec son fusil ou sa carabine, consciemment ou inconsciemment on fait de la politique. Car nous affirmons ainsi notre attachement à une forme de civilisation. Chasser, c’est prendre en compte un héritage. Défendre la chasse c’est vouloir faire vivre cet héritage, le transmettre et le valoriser. En voulant interdire la chasse, certains veulent interrompre cette chaine de transmission et détruire ce patrimoine. Il s’agit donc bien d’un combat culturel et donc de civilisation. C’est le sens fort du mot politique.

Les chasseurs ne peuvent pas se laisser faire et ne doivent pas laisser le champ libre à leurs adversaires. Il faut donc entrer en politique. Celle de la défense d’une culture, d’un patrimoine et donc d’une civilisation. C’est un combat méta-politique plus que politicien. C’est un combat qui ne peut se résumer au choix d’un candidat à la présidentielle.

La déclaration de Willy Schraen

C’est pourquoi nous pensons que la déclaration du président de la FNC est surprenante et peut-être maladroite. Dans un premier temps, on peut se demander si c’est le rôle d’un président de FNC que d’annoncer publiquement son choix pour une élection. Bien entendu, Willy Schraen déclare que c’est son choix personnel et que cela n’engage en rien la fédération. C’est un sophisme qui ne trompe personne. Le journaliste n’interviewe pas Willy Schraen, il interviewe le président de la FNC. Cela fait penser à ces candidats éliminés au premier tour, qui ne donnent pas de consigne de vote mais annoncent « qu’à titre personnel » ils voteront pour untel ou untel. Ce n’est pas une consigne mais un signe…

Dans un deuxième temps, faire part de son choix pour la prochaine élection va le couper des chasseurs qui ne partagent pas ce choix. Le monde de la chasse est divers. Les chasseurs ne sont pas d’un parti et représentent assez bien la diversité politique de notre pays (à l’exception d’EELV qui a réussi à se faire détester par tous les chasseurs quelle que soit leur couleur politique). Il sera considéré par beaucoup de chasseurs comme moins légitime à les représenter. Cette déclaration publique va diviser alors que la chasse aujourd’hui a besoin d’être forte et unie. Cela va se répercuter sur la pétition que les chasseurs opposés à l’actuel président ne voudront plus signer. Nos opposants seront ravis d’annoncer que nous ne sommes pas parvenus à rassembler 100 000 signatures.

Enfin, en prenant aussi clairement position pour un candidat, Willy Schraen va s’aliéner tous les autres. Se faire prendre en grippe par d’autres candidats et leurs partis, c’est se mettre en danger dans les régions et les départements. Aucun n’est gouverné par le parti de l’actuel président. Régions et départements dirigés par ces autres partis peuvent nous faire payer ce choix. Les présidents de FDC et de FRC risquent d’être moins bien reçus à l’avenir.

Certains diront que l’actuel président a fait beaucoup pour la chasse, d’autres que c’est le moins pire des candidats… Nous ne rentrerons pas dans ce jeu et nous contenterons de dire que le président de la FNC aurait pu se contenter de dire pour qui ne pas voter.

N’oublions pas ce que Willy Schraen a fait pour la chasse

Cette critique de la prise de position publique de Willy Schraen ne doit pas nous faire oublier ce qu’il a fait pour la chasse. Son arrivée aux commandes de la FNC coïncide avec la montée en puissance des groupes extrémistes anti-chasse, animalistes, antispécistes. Elle coïncide aussi avec la nomination de ministres de tutelle comme Nicolas Hulot ou Barbara Pompili qui ne nous aiment pas du tout. Il fallait quelqu’un de solide pour tenir le cap. Willy Schraen l’a fait et nous défendu avec vigueur. Il aime viscéralement la chasse et aime aussi les chasseurs, c’est indéniable. Nous le lui rendons bien même si nous ne sommes pas d’accord avec cette déclaration.

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Les « réserves de vie sauvage », nouvelle forme de colonialisme ?

L’ancien domaine de chasse de Valfanjousse, maintenant propriété de l’ASPAS, fait parler de lui en ce moment. La gestion est catastrophique, les animaux s’en échappent et menacent l’éco-système environnant. Ce territoire est une des « réserves de vie sauvage » acquises par l’ASPAS, cette association qui veut faire du ré-ensauvagement.

Le ré-ensauvagement se donne en spectacle

Le but de ces « réserves de vie sauvage » est de laisser la nature à elle-même sans aucune intervention de l’homme. Rappelez-vous la communication triomphante lors du rachat. L’ASPAS, sa directrice Madline Rubin, ses soutiens comme Hugo Clément sont venus parader dans l’ancien domaine de chasse. Ils se sont mis en scène partant détruire les miradors de battue avec scies et tronçonneuses. Cette aspect de leur communication ayant, évidemment, vocation à faire des émules chez d’autres écervelés. Bien entendu, eux détruisent sur un territoire qui leur appartient alors que les pauvres zozos qui les imiteront et le feront sur des terrains privés risquent des sanctions pénales.

Voici quelques morceaux choisis qui donnent une bonne idée de la gestion par l’ASPAS :

« Les animaux se trempent dans la boue puis se frottent aux arbres, déclare Madline Rubin, directrice de l’association. A force, l’écorce se décolle. Les parasites vont pouvoir entrer dans l’arbre, qui va ensuite mourir. Mais quand on a des arbres morts, ici, on est content ! Cela fait venir des insectes, des champignons… »

« On va effacer un peu l’empreinte humaine qui est partout prédominante et laisser ce territoire évoluer sans contrainte et actions humaines. » Il faut souhaiter que ce soit l’empreinte de l’ASPAS qui bientôt s’efface.

Une nouvelle forme de colonialisme initiée par l’ASPAS

La création de cette réserve de vie sauvage à Valfanjousse n’avait pas beaucoup plu dans la région. Les agriculteurs voisins se plaignent des nouvelles règles établies par l’ASPAS. Un éleveur local qui allait auparavant faucher des prairies sur le domaine avec l’accord de l’ancien propriétaire n’a plus l’autorisation d’y aller. Il doit donc faire 2 heures de route pour acheter le foin qui lui manque alors que c’était gratuit avant. Le sentiment général dans la région est résumé par cette phrase entendue par un journaliste du Monde venu enquêter sur place : « Ils arrivent avec leur pognon et disent : écartez-vous, c’est nous qui allons sauver la nature. »

Le 21 août 2020, une manifestation organisée par plusieurs syndicats d’éleveurs, d’agriculteurs et de chasseurs a réuni près d’un millier de personnes à Crest pour dénoncer la création de réserves « qui mettent en danger les activités sociales, culturelles et économiques des territoires ruraux. »

Des éleveurs mécontents

Les éleveurs auraient aimé récupéré ces terres pour y faire pâturer leurs brebis. Alain Baudouin s’est confié à un journaliste du Monde juste après la création de la réserve : « Ce qui me fait râler, c’est qu’on n’arrive pas à récupérer ces terres pour l’agricultureJ’aurais bien aimé racheter une partie du bois : un agriculteur qui fait du bois de chauffage, il gagne sa vie avec ça. Ce combat, c’est pour mes trois enfants. Qui va rester vivre dans le Vercors ? »

Il compare ce qui se passe dans le massif avec ce qui s’est passé en Australie avec les aborigènes : « Dans le Vercors, le pastoralisme existe depuis plus de 7 000 ans. Nous avons su nous adapter aux hommes, aux maladies et aux virus, tout en nourrissant la population et en favorisant cette biodiversité, puisque c’est le mot à la mode. Aujourd’hui, la société fait la même chose aux ruraux, aux bergers et aux éleveurs de montagne que ce que les colons ont fait en Australie. »

En effet, cette politique de ré-ensauvagement qui consiste à créer des réserves de vie sauvage met la nature sous cloche sans prendre en compte les besoins des habitants. C’est une nouvelle forme de colonialisme que subissent nos paysans et les habitants des territoires ruraux.

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Valfanjousse n’est pas la seule réserve à poser des problèmes

L’ASPAS a aussi acquis un territoire dans une zone située entre les Yvelines et le Val-d’Oise, dans la commune de Fontenay-Saint-Père. Ici, ce sont les sangliers qui posent des problèmes aux agriculteurs environnants. Ils ne sont bien entendu pas chassés dans cette réserve, ils y pullulent et y trouvent refuge. Les cultures sont ravagées et les paysans sont de plus en plus excédés.

C’est aussi le cas des 400 hectares acquis dans le Vexin et du territoire acheté dans le Trégor. Tout autour de ces zones, les dégâts se multiplient dans les champs. L’idéologie égoïste de ces adeptes du ré-ensauvagement les conduit à créer des zones de non-droit qui causent des dommages énormes aux voisins. Vivre en société, c’est aussi se soucier des autres. Cela ne semble pas être pris en compte par les dogmatiques de salon de l’ASPAS.

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