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Un incompétent attaque la vénerie sous terre.

Encore une attaque contre un mode de chasse. Cette fois-ci c’est la vénerie sous terre qui est visée. L’auteur de cette charge est un député La France Insoumise (LFI) de Seine Saint Denis. Il est donc familier de cette pratique…

Bastien Lachaud, député LFI de Seine Saint Denis.

La Seine saint Denis serait donc un département où la vénerie sous terre est un problème puisque ce député prend le temps de faire ou de faire faire des affiches qui attaquent ce mode de régulation. Professeur d’histoire puis élu député LFI en 2017, il est membre de la commission de la défense nationale à l’assemblée et préside le groupe d’étude sur les discriminations LGBT. Voici des compétences qui le prédestinent tout à fait à avoir un avis autorisé sur le sujet de la vénerie sous terre.

Il faut noter que ces affiches ont été immédiatement reprises par l’alliance des opposants à la chasse (AOC) qui n’est pas à un mensonge près. Faut-il rappeler que ces extrémistes qui se réjouissent de la mort d’Olivier Dassault et comparent les chasseurs à des tueurs en série ont été reçu par Bérangère Abba ?

Une accumulation de contre-vérités.

La vénerie sous terre présente un danger sanitaire car le déterrage des blaireaux peut favoriser la dispersion de la tuberculose bovine… FAUX ! Dans les rares zones où cette maladie est présente, le déterrage y est interdit. Article L 427-6 du code de l’environnement.

La vénerie est nuisible à la bio-diversité. FAUX ! Pour nous démontrer ceci, l’affiche montre une loutre, animal strictement protégé en France qui n’habite pas dans des terriers de blaireaux ou de renards. Mais si ce député a les mêmes compétences que Muriel Fusi (parti animaliste) qui confond faisan et perdrix… De plus, le renard et le blaireau se portent bien en France. Depuis 30 ans, les populations de blaireaux augmentent lentement mais très sûrement, année après année, au point de devoir coloniser des milieux qui leur sont moins favorables. On estime sa population à 1 million d’individus en France. Quant au renard, sa densité serait d’un individu au Km2.

La vénerie sous terre est cruelle, on massacre ces animaux à coups de pelle ou de barre de fer. FAUX ! Dans beaucoup de cas l’animal est gracié s’il ne menace pas des cultures et, s’il est tué, c’est avec une arme à feu ou une arme blanche. La charte de la vénerie sous terre le recommandait et cela a été inscrit dans la loi.

83% des français y sont opposés. FAUX ! Quels sont les français qui ont été interrogés ? Sont-ils à même d’avoir une réponse autorisée et argumentée ? Quelle a été la question posée ? Ressemble-t-elle à la question biaisée et malhonnête du sondage IFOP, qui posait la question suivante : « En France 12 espèces de mammifères et 7 espèces d’oiseaux sont classés nuisibles. Elles peuvent donc être chassées, tirées, piégées, déterrées, assommées, enfumées toute l’année en France. Etes-vous favorable à cette réglementation ? » Voici comment on truque un sondage.

A-t-on parlé des prédations et des nuisances causées par ces espèces pour expliquer leur statut d’ESOD ? Prédations sur la faune sauvage dont de nombreuses espèces protégées. Nuisances pour la filière avicole. Nuisance pour les agriculteurs à cause des terriers et galeries qui causent des effondrements. Nuisance pour la SNCF dont les voies et le ballast sont régulièrement détruits par ces animaux. Non, bien sûr. Cela ressemble à l’arrêt de la chasse au loup en Espagne, seules les régions non concernées par le loup ont voté pour l’interdiction.

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