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La viande de gibier intéresse

D’où nous vient la viande que nous consommons ? Quel est l’animal ? Dans quelles conditions a-t-il vécu ? Comment a-t-il été abattu ? Ces questions sont de plus en plus posées dans notre société. Alors que nous avons partagé le portrait de Shanna Reis, qui chasse pour consommer de la viande, France 5, au travers d’un reportage, s’est intéressé au retour de la viande de gibier dans nos assiettes.

Une viande moins grasse et plus riche en protéines

Dans le documentaire, Céline Bittner, annonce la couleur, « nous en consommons 15.000 tonnes par an ». Ce met de qualité, reconnu comme viande haut de gamme se démocratise de plus en plus. Julien Bissonet, célèbre boucher de Paris chasse les préjugés « l’image d’une viande forte s’explique par des décennies de faisandage, une pratique qui n’a plus cours afin de garder les qualités gustatives et nutritives de la viande« .

Cette viande, entre en parfaite harmonie avec l’évolution de la société. En effet Jean-François Piège, amateur de cet ingrédient souligne « pour une bonne viande, il faut juste respecter les circuits courts et la saisonnalité, quand la chasse est ouverte« . La viande de gibier possède un impact carbone nul, ses qualités nutritives quant à elles, parlent en sa faveur comme, moins calorique que la viande d’élevage elle est aussi plus riche en protéines, comme il l’est expliqué dans le documentaire de France 5. Pour vous donner une image plus précise, sachez qu’une perdrix est trois fois moins grasse qu’un poulet et plus riche en sels minéraux, phosphore et fer. Le sanglier (qui sera servi aux écoliers dans les cantines), est lui cinq fois moins gras que le porc, voici une information qui ravira bon nombre de parents encore sceptiques.

70 % du gibier vient de l’étranger

En France, 70 % du gibier consommé arrive du Royaume-Uni, de Nouvelle-Zélande ou d’Europe de l’Est. Alors qu’une majeure partie du gibier se voit consommer par les chasseurs, de plus en plus de fédérations départementales de la chasse mettent en place des filières de vente de venaison en collaboration avec leurs adhérents.

Même si cette démarche ne s’est pas encore généralisée, les secteurs où le grand gibier est abondant, voient naître des filières de vente de venaison. Comme nous l’expliquions dans un article précédent, la viande de gibier est un met local, bio et peu coûteux. Valoriser cette viande serait un atout pour le monde cynégétique et pourrait trouver un public qui souhaite une meilleure consommation. Au lieu de commander des viandes venant d’ailleurs, travailler en collaboration avec les chasseurs valoriserait davantage la venaison et contribuerait à une économie saine et locale.

Pour retrouver ce reportage vous pouvez cliquer ici

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chasseur 28
chasseur 28
1 année il y a

Merci pour cet article.
Il me semble qu’il serait intéressant d’explorer pourquoi, en France, on ne peut que très difficilement vendre ou même donner notre gibier en surplus après une chasse pour être transformé et valorisé. Problèmes de normes, problèmes sanitaires, chaine du froid. Tout est fait pour nous décourager. J’ai cherché à mette en place un système pour des chasses où on prélève 6 à 8 chevreuils pas chasse…Impossible de trouver un grossiste pour ramasser le gibier.
Un article un peu fouillé sur le sujet avec les problématiques et les solutions si elles existent serait le bienvenu.